OFSP - Section Sida

Office Fédéral de la Santé Publique (OFSP)- Section Sida
3003 Berne

Tel. : 031 323 88 11
Fax : 031 324 46 48

aids bag.admin.ch


Informations détaillées.

La section Sida de l’OFSP prend en charge le contrôle et la gestion du programme national VIH/sida et travaille en étroite liaison avec d’autres organes fédéraux, les autorités cantonales et les organisations faîtières des ONG.

L’ OFSP assure l’information de la population générale et des spécialistes. Il rend compte régulièrement des statistiques actuelles VIH/sida.


Selon l’ONUSIDA, la Suisse a atteint le stade d’une « épidémie de VIH concentrée ».

Même si 3 personnes sur 1000 en moyenne sont séropositives en Suisse, le VIH est réparti de façon très inégale.

Sur 1000 gays et autres hommes entretenant des relations sexuelles avec des hommes (HSH), 10 % environ sont porteurs du virus.

Le mot d’ordre est donc : la prévention doit se concentrer là où les risques sont concentrés.


  • Un objectif de prévention

L’objectif poursuivi au travers des mesures préventives destinées aux groupes à risque peut s’exprimer ainsi : ralentir la propagation du virus au sein des groupes à prévalence élevée et endiguer l’épidémie concentrée.

  • Deux cibles et deux idées maîtresses

Les mesures de prévention prises à l’égard des groupes à risque sont axées aussi bien sur une meilleure protection individuelle (prévention comportementale) que sur les conditions socioéconomiques et juridiques qui soutiennent et promeuvent un comportement préventif (prévention contextuelle). Les idées maîtresses en matière de prévention sont « apprentissage », c’est à dire apprendre à se protéger et à protéger autrui, et « non-discrimination » : les personnes séropositives doivent être intégrées et non discriminées.

  • Trois niveaux de communication

Les personnes issues des groupes à risque sont informées à trois niveaux : au niveau individuel, au sein d’un sous-groupe vivant dans un cadre social particulier et en tant que membre de la population en général.

Associé à la double approche comportementale et contextuelle, ce modèle constitue une matrice de prévention couvrant aussi bien des mesures de protection individuelle que des mesures de santé publique.


  • Les gays et autres HSH représentent aujourd’hui la population la plus touchée par le VIH en Suisse.

On constate depuis 2002 une hausse continue des nouvelles infections. Parmi elles, près de 50% sont des infections récentes. En d’autres termes, elles ont été diagnostiquées moins de 6 mois après que l’infection ait eu lieu.

Ces données incitent l’OFSP à penser que la population gay et HSH est actuellement victime d’une nouvelle flambée épidémique conduite par une chaîne de primo-infections.

  • Stratégies de réduction des risques

En parallèle, les gays et autres HSH ont développé en vingt années de prévention des stratégies de réduction des risques leur permettant d’avoir des rapports sexuels sans préservatif.

Ces stratégies consistent, par exemple, à se construire un réseau de partenaires sexuels de confiance testés régulièrement, ou à pratiquer le dipping ou le serosorting.

Ces stratégies sont moins sûres que l’utilisation conséquant du préservatif. La pratique de ces stratégies accompagnée d’un partenaire sexuel en primo-infection augmente considérablement les risques de transmission.

  • Checkpoint

Pour répondre aux besoins des HSH en matière de conseils et test VIH, deux centres de dépistage gay-friendly se sont développés à Genève et Zürich.

Ces centres, appelés « Checkpoint » offrent à leur clientèle un cadre bien veillant, un conseil ciblé et des possibilités de dépistage concernant le VIH ou d’autres IST.


  • Male sex workers (MSW )

Il n’existe que peu de données épidémiologiques sur la population MSW en Suisse. On estime cette population entre 1000 à 2500. Sans compter qu’une large fraction de cette population n’est généralement que de passage en Suisse (MSW migrants) rendant alors toute spéculation difficile quant au nombre exacte de travailleurs du sexe masculins.

Selon plusieurs études, les MSW semblent moins se protéger par rapport aux risques d’une IST que les travailleuses du sexe. La fragilité face au besoin de consommation de drogue rend cette fraction des MSW encore plus vulnérable face au VIH.

Les MSW ne s’identifient pas systématiquement comme homosexuels. Or, leurs pratiques et actes sexuels – lorsqu’ils côtoient une clientèle masculine – est identique à celle des gays et autres HSH.

Sachant que leur clientèle masculine est essentiellement des HSH présentant en Suisse une prévalence au VIH d’environ 10%, les MSW sont, à l’inverse des FSW, plus exposés aux risques d’infection par une IST.


-* STOP SIDA -
Petite histoire de la panique à la santé gaie

le 20 août 2003 par Frédéric Gloor

De la peur panique des années 80 - lorsque le sida est apparu, il n’existait ni moyen de depistage ni traitements - à la conception de la Santé globale : petit historique de cette partie de l’histoire suisse vue au-travers d’un entretien avec Michaël Hausermann, ancien directeur de l’ASS et actuel responsable du projet “Santé Gaie” mené par l’association genevoise Dialogai.

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-* STOP SIDA -

Une nouvelle hausse des contaminations
incite l’OFSP a investir dans une campagne choc

le 15 avril 2003 par Frédéric Gloor

Selon les chiffres publiés ces jours par l’Office fédéral de la santé publique (OFSP), après plusieurs année de régression du nombre de nouveau cas de contamination en Suisse, le nombre de séropositifs a augmenté l’an dernier de 25,5 %. En 2002, 40% des nouvelles contaminations sont parmi les groupes d’hommes homo/bisexuels. A partir du 22 avril, une nouvelle campagne de sensibilisation sera lancée sur territoire suisse.

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