OII

Organisation Internationale des Intersexes

Réseau IG-IS
Rue Notre-Dame 5
B-6800 Libramont
Belgique

Tél : + 32 (0)473 44 54 69
Tél : + 32 (0)61 22 53 62

rsoigis yahoo.fr

Forum de l’OII pour les intersexué-e-s et leur allié-e-s


Informations détaillées

Notre Mission

  • Militer en faveur des droits humains pour les intersexes.
  • Faciliter un échange d’idées et de perspectives différentes sur l’intersexualité entre groupes et personnes à travers le monde.
  • Fournir une fenêtre ouverte au vécu des intersexes à ceux et celles qui font de la recherche dans les domaines des soins médicaux pour enfants intersexes, de psychologie, de sexologie, de sociologie et d’études féministes.
  • Aider les familles et les ami-e-s des intersexes à comprendre l’intersexualité et de faire face aux problèmes spécifiques à leur rôle de personnes de soutien.

Réseau IG-IS / Intergenre - Intersexe.

  • Les objectifs suivants :
  • Information et sensibilisation du grand public, des médias, des milieux de défense des droits humains, des secteurs médicaux, sociaux et juridiques à la réalité naturelle de l’intersexualité et de l’intergenre
  • Soutien et conseils aux parents d’enfants intersexué-e-s et intergenres, aux personnes intergenres et intersexué-es, aux partenaires et à l’entourage
  • Mise en question du bien-fondé des traitements chirurgicaux et hormonaux précoces
  • Défense des droits des personnes intergenres et intersexué-e-s et particulièrement du droit à l’autodétermination de l’identité de sexe et de genre
  • Échange d’idées et de perspectives sur l’intersexualité, l’intergenre et le continuum physique et psychique féminin-masculin
  • Promotion du respect de la diversité et des différences de genre et de sexe

Le Réseau dispose de personnes compétentes dans différents domaines de l’intersexuation (hyperplasie congénitale des surrénales, intergenre, hypospadia, syndrome de Turner, de Klinefelter, d’insensibilité aux androgènes, …), d’un psychologue et de personnes ressources formées à l’écoute et à l’accompagnement de transition et de « passages », ainsi qu’à l’animation de groupes de parole.


La fin d’un mythe !

L’un des grands mythes de notre culture veut que tous les enfants puissent être identifié-e-s à la naissance en tant que « mâle » ou « femelle » (sexe biologique), qu’ils/elles grandissent tous et toutes en faisant preuve d’un comportement « féminin » ou « masculin » (identité sexuelle publique », qu’ils/elles vivent en tant que « femme » ou « homme » (rôle social) et qu’ils/elles se marient à une femme ou à un homme (orientation affective hétérosexuelle) ; mais la réalité est toute autre.

La société est de plus en plus consciente de l’existence de personnes dont l’identité de sexe et de genre diffère des normes sociales admises. L’émergence de cette réalité va de pair avec la connaissance des difficultés auxquelles ces personnes doivent faire face : traumatismes physiques et psychologiques (suite notamment à des traitements médicaux dans l’enfance), difficultés dans le milieu familial et social, discrimination à l’école et pendant les études, sur le lieu de travail, harcèlement, violence, refus d’accès à certains services, risque de suicide plus élevé, de toxicomanie et de pauvreté,…


Intersexe / intersexuation / intersexualité ?

Les termes « intersexuation » ou « intersexualité » renvoient à certaines variations du développement génital dit « normal » :

  • Une personne disposant d’un génotype mâle (chromosomes XY) pourra avoir, à la naissance, des organes génitaux qui ne sont pas complètement masculinisés. Très étendues, les variations morphologiques et anatomiques peuvent aller jusqu’à des organes génitaux qui ne sont pas du tout masculinisés.
  • Une personne disposant d’un génotype femelle (XX) pourra naître avec des organes génitaux qui ne sont pas complètement féminisés. Étendues également, les variations peuvent faire apparaître des organes génitaux d’apparence masculine.

Ces variations congénitales se retrouvent le plus souvent classifiées dans le cadre des « malformations » ou « anomalies » génitales ; des « désordres » du développement sexuel, des « maladies » face auxquelles la médecine propose divers traitements regroupés dans le domaine de la chirurgie et de l’endocrinologie.

La plupart des personnes intersexué-e-s et intergenres ne sont pas et ne se considèrent pas comme « malades ».

En d’autres mots, la classification binaire « mâle/femelle », « homme/femme » est trop réductrice et les variations bien plus vastes que l’on ne le pense.

Être intersexe est une autre possibilité existentielle.

L’intersexe ne concerne pas que le corps, mais aussi la façon dont nous nous percevons à l’intérieur de ce corps.


Intergenre ?

Certaines personnes, qu’elles soient de sexe intermédiaire ou pas ou apparemment pas, ne trouvent pas leur place dans le système classique binaire « homme/femme ». Elles se situent quelque part sur le continuum dont à une extrémité se trouvent les êtres humains féminins et à l’autre, les êtres humains masculins.

Une personne intersexe peut se déterminer homme ou femme. Un homme ou une femme peut se sentir quelque part entre les deux, se sentir l’un et l’autre en même temps ou ne pas trouver de place ce qui revient à ne pas avoir de genre.

L’identité de genre étant une part cruciale de l’identité des personnes, il est primordial que chacun-e ait le droit à l’autodétermination et puisse choisir de se trouver à l’une ou l’autre extrémité ou quelque part sur le continuum.


Les causes

L’étiologie des diverses conditions rassemblées sous le nom d’intersexualité varie suivant que l’on s’intéresse à l’une ou à l’autre. Néanmoins, les causes sous-tendant les dysfonctionnements du développement uro-génital peuvent renvoyer à des :

  • Facteurs Génétiques : par exemple, anormalités chromosomiques (45 XO -> Syndrome de Turner), (47XXY -> syndrome de Klinefelter), dysgénésies des gonades (une seule des deux gonades fonctionne).
  • Facteurs Hormonaux : par exemple production d’hormones mâles par les glandes surrénales (-> hyperplasie congénitale des surrénales) ; déficits dans la biosynthèse des androgènes (-> cryptorchidie, hypospadias) ; déficits dans l’action des androgènes (-> syndrome d’insensibilité aux androgènes ; déficit en DHT).
  • Facteurs Environnementaux : par exemple, agents chimiques contenant des propriétés œstrogéniques ou anti-androgéniques (voir les expériences animales effectuées à ce propos).

Documents joints