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1er décembre
Le mot de la présidence
par  la rédaction, le mardi 20 novembre 2007, vu 224 fois

Le 1er décembre est la Journée mondiale du sida. C’est la journée de la solidarité avec les personnes touchées par le VIH et le sida dans le monde entier. Mais elle doit également rappeler que pour les personnes atteintes, chaque jour est une journée du sida. En Suisse, ce sont quelque 25’000 hommes et femmes qui sont concernés, soit l’équivalent de la population d’une ville comme Sierre.

Selon UNAIDS, il y a dans le monde 39,5 millions de personnes vivant avec le VIH/sida, soit environ six fois la population suisse. 64% des personnes séropositives vivent en Afrique, parmi lesquelles 60% sont des femmes. Chaque année, environ 4,3 millions de personnes contractent le virus VIH. En 2006, le virus a été à l’origine du décès de 2,9 millions de personnes. Pour la communauté internationale, le VIH/sida reste l’un des défis majeurs. Au plan international, la Suisse s’investit en faveur des déclarations d’engagement relatives au VIH/sida et des « objectifs du Millénaire pour le développement » formulés par les Nations Unies.

En Suisse, chaque jour deux personnes apprennent qu’elles sont séropositives, et six personnes meurent chaque mois des suites du sida. Il ne peut donc être question de lever l’alerte et la situation est encore loin d’être normalisée. Le virus peut frapper n’importe qui : femmes et hommes, hétérosexuels et homosexuels, Suisses et étrangers, jeunes et vieux. Même quelque vingt ans après le début de l’épidémie, le VIH/sida n’a rien perdu de son actualité.

Il est vrai qu’en Suisse, un pays riche comparé aux pays du Sud ou en transition, bien moins de personnes sont atteintes par le VIH/sida et nous disposons par ailleurs d’un système de santé qui fonctionne bien et de médicaments efficaces qui freinent l’évolution de la maladie et améliorent la qualité de vie des personnes atteintes.

Il n’en reste pas moins qu’il est très dur d’être séropositif, même dans notre pays. Les personnes qui en sont atteintes sont souvent abandonnées par la société. Aujourd’hui encore, des personnes séropositives ont des problèmes sur leur lieu de travail lorsque l’on apprend leur infection. De plus, les effets secondaires du traitement peuvent être pénibles, tout comme la peur omniprésente que le sida se déclare. A cela s’ajoute encore que l’infection au VIH peut ternir, voire détruire, la relation de couple et les amitiés.

Seule une société solidaire qui veille également sur ses membres plus faibles et qui est prête à assumer une responsabilité globale est une société forte. Toutes les personnes vivant avec le VIH/sida ont besoin de notre solidarité et de notre aide concrète. Chez nous, l’Aide Suisse contre le Sida apporte, au delà de son travail de prévention, aussi un soutien actif en encadrant les personnes séropositives et malades du sida ainsi que leurs proches, et ce, non pas uniquement à l’occasion de la Journée mondiale du sida.

L’engagement de l’Aide Suisse contre le Sida et des organisations œuvrant dans la coopération internationale en faveur de la justice sociale et dans la lutte contre le sida et la pauvreté me tient personnellement à cœur et ces organisations peuvent compter sur mon soutien.

Micheline Calmy-Rey Présidente de la Confédération