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Société
L’homophobie tue ! Média - Les homos donnent un parfum de scandale
-* Affaire Hani Ramadan -

Le rapport d’enquête du Procureur invoque aussi l’opprobre jeté sur les homosexuels.
par  Jean-Paul Guisan, le mercredi 25 décembre 2002, vu 244 fois
Tags : - Genève - Homophobie

Suite à une lettre de lecteur parue dans le Monde, le professeur Hani Ramadan avait été suspendu par la Cheffe du Département de l’Instruction Publique (DIP) du canton de Genève, en attendant qu’un rapport du procureur de la République statue sur le bien-fondé d’un licenciement. Sorti le 13 décembre dernier, ledit rapport donne le feu vert à un licenciement. Entre autres considérations, on y trouve une dénonciation sans équivoque de l’opprobre jeté par Hani Ramadan sur les homosexuels.

Le rapport, commandé par le DIP au procureur de l’Etat de Genève, comporte un examen approfondi et très documenté sur les propos et les agissements publics de Hani Ramadan. Dans ses considérations le rapport invoque le devoir de réserve qui s’impose à tout fonctionnaire de la République. Un enseignant de l’Ecole publique voit donc sa liberté d’expression limitée par ce devoir de réserve : il ne peut pas défendre publiquement des valeurs qui seraient contraires à celle de la République ou contraires aux objectifs de l’Ecole publique.

Or, s’agissant des homosexuels qualifiés de déviants pour qui le sida est un châtiment divin, le rapport est on ne peut plus clair :

Alors que la loi assigne à l’école le devoir d’enseigner le respect d’autrui (art. 4 et 6 LIP), M. Hani RAMADAN jette l’opprobre sur des catégories entières d’êtres humains, rassemblés dans une définition commune de "fornicateurs" ou "déviants" Cette condamnation simplificatrice véhicule un message manichéen sur des comportements qui, s’ils sont proscrits par le Coran, ne le sont pas - ou plus - par la loi républicaine.

Hani Ramadan a jusqu’au 22 janvier pour faire part de ses observations. Après quoi, le Conseil d’Etat pourra prononcer le licenciement. Hani Ramadan a déjà annoncé qu’il irait jusqu’à la Cour européenne des Droits de l’Homme, en se fondant sur les libertés d’expression et de croyance qui sont au fondement de l’état démocratique.