Accueil du site > Santé > Prévention > Alerte : une nouvelle IST arrive (...)
Prévention
Sida & Voyage - Le VIH ne prend pas de vacances SUISSE - SIDA : Les homosexuels se protègent moins
Alerte :
une nouvelle IST
arrive en Suisse !
par  Frédéric Gloor, le vendredi 17 juin 2005, vu 655 fois
Tags : - Santé - IST

On ne connaît pas bien la Maladie de Nicolas Favre (LGV), mais il y a fort à craindre qu’on en entende de plus en plus parler puisqu’une bouffée épidémique survient en Europe et vient de toucher Genève.

Décrite en 1913 par MM. Nicolas et Favre (d’où son nom connu aujourd’hui de “Maladie de Nicolas Favre”), la lymphogranulomatose vénérienne (LGV) est une infection sexuellement transmissible (IST) très contagieuse, due à une bactérie à développement intracellulaire responsable de nombreuses infections génitales graves.

Considérée pendant longtemps comme une maladie tropicale (Afrique, Amérique latine, Caraïbes, Asie du sud-est), elle s’est propagée lentement dans les grands ports internationaux comme Rotterdam (épidémie importante en 2003). Plusieurs alertes ont été données par les services de la Santé l’année dernière (2004) en France, aux Pays-Bas, en Allemagne, en Angleterre, plus récemment aux États-Unis (New-York, San Francisco et Atlanta) et... le premier cas a été décelé à Genève il y a peu de temps.

La population homosexuelle est la plus touchée, bien que la maladie touche aussi les femmes. Il apparaît par ailleurs que les personnes séropositives sont plus touchées que les autres.

La transmission se fait lors de pénétrations non protégées. À noter que les fellations sont aussi à risque, car la bactérie peut provoquer des lésions buccales. La bouche peut également servir de véhicule à l’épidémie (vous pouvez contaminer en faisant une fellation).

Après incubation (entre 20-25 jours), un bouton rempli d’un liquide apparaît sur la verge, dans l’anus, le vagin (la maladie ne touche pas que les hommes !) ou dans la bouche (c’est indolore, on ne sent rien). Ce bouton va s’ouvrir, devenir lésion et le liquide va suinter. Dans une phase secondaire, les ganglions de la région correspondant à l’infection vont s’enflammer.

En cas de doute lors d’apparition de symptômes, il est vivement conseillé d’aller voir son médecin, de consulter dans la permanence médicale la plus proche (ou de contacter le Checkpoint de Dialogai). Le dépistage consiste en un prélèvement local de l’écoulement (s’il y a écoulement), une recherche de la bactérie dans les urines, parfois un test sanguin est nécessaire (recherche des anticorps anti-chlamydiae - sérologie chlamydiae trachomatis).

La LGV se traite avec trois semaines d’antibiotique et ne laisse aucune séquelle. Vous restez toutefois contaminant pendant toute la durée du traitement et n’êtes pas immunisé. À un stade avancé, une intervention chirurgicale peut être indispensable suivie de 4 à 6 semaines d’antibiotiques.

Il n’existe pas de vaccins et la maladie peut être attrapée plusieurs fois. Si le préservatif est gardé, il peut être porteur : pensez à changer de capote quand vous changez de partenaire. Idem pour les gants à l’usage du fist, ou les accessoires sexuels.


Permanence médicale de Dialogai :

Le Checkpoint-Genève reçoit sans rendez-vous :

    • Tous les lundis de 16h à 20h
    • Tous les mardis de 16h à 20h