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Allemagne : un gay devient numéro 2 du gouvernement
par  la rédaction, le mercredi 7 octobre 2009, vu 469 fois
Tags : - Politique - Allemagne

Guido Westerwelle, le nouvel allié d’Angela Merkel à la suite des législatives de dimanche, est ouvertement gay depuis longtemps. Un pays dirigé par une femme et un gay ? C’est une première mondiale.

En apparence, les élections de dimanche 27 septembre n’ont pas changé grand-chose, puisqu’Angela Merkel reste chancelière. Mais en réalité, elles marquent un tournant historique pour l’Allemagne. Pour la lutte contre les discriminations notamment, c’est même un pas de géant : le pays est désormais le premier au monde à être gouverné conjointement par une femme – Angela Merkel – et par un homosexuel – Guido Wersterwelle.

Nouvel allié d’Angela Merkel, Guido Westerwelle, libéral (parti FDP) de 47 ans, est en effet l’une des figures politiques allemandes qui vit ouvertement son homosexualité. Selon la tradition, le numéro deux du futur gouvernement Merkel devrait être désigné vice-chancelier et récupérer le portefeuille de ministre des Affaires étrangères. Les associations homos allemandes ont salué unanimement hier lundi l’arrivée d’un gay aux commandes, aux côtés de la conservatrice Angela Merkel.

  • Il s’affiche avec son compagnon

Même si la vie privée de Guido Westerwelle ne fait pas les gros titres, son homosexualité est de notoriété publique en Allemagne. Bien avant qu’il n’en parle lui-même ouvertement, les Allemands se souviennent notamment de l’allusion anti-libérale aux relents homophobes prononcée il y a cinq ans par Franz Müntefering, une figure du parti social-démocrate (SPD) et actuel ministre : « Quand j’entend Monsieur Westerwelle, je vois déjà les sacs à main de Margaret Thatcher s’agiter ». Depuis, le nouveau numéro 2 allemand a pris l’habitude de faire lui-même des allusions à son homosexualité dans ses discours, toujours sur le ton de l’humour.

Guido Westerwelle a officiellement fait son coming-out en 2004, dans la foulée du maire social-démocrate de Berlin Klaus Wowereit (en 2001) et du maire chrétien-démocrate de Hambourg Ole von Beust (en 2003). Il avait soigné la mise en scène, en choisissant de s’afficher au bras de son compagnon Michael Mronz, un ancien sportif devenu manager (photo, à gauche), rien de moins qu’à l’anniversaire d’Angela Merkel. Une opération de communication assez réussie. Le quotidien people Bild confirme : « Westerwelle a fait son coming-out sans perdre en popularité ».

  • Attaques homophobes de la gauche

Dans les rangs de son parti et des partis rivaux, cela ne lui épargne pas les attaques homophobes régulières. La dernière date de pas plus tard qu’hier et est l’œuvre de Peter Langner, un cadre du parti social-démocrate, d’ordinaire plutôt progressiste : « Je ne veux pas d’un homosexuel au poste de ministre des Affaires étrangères », a-t-il déclaré à la presse.

L’homosexualité devrait en tout cas être l’un des plus importants sujets de discorde entre Angela Merkel et Guido Westerwelle dans les prochains mois. Le parti fédéral FDP de Westerwelle s’est engagé depuis longtemps à réaliser l’égalité entre le mariage homo et le mariage hétéro et il l’a confirmé parmi ses promesses de campagne. Tandis que l’Union CDU-CSU d’Angela Merkel a inscrit noir sur blanc que « la famille, c’est un homme et une femme », parmi ses grands « principes ». Ce sera le premier test pour le nouveau vice-chancelier allemand.

Source : Article et photo de Têtu.com


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Allemagne : un gay à la tête du ministère des Affaires étrangères (CitéGay)

Guido Westerwelle, le chef du parti libéral, devient le numéro 2 du gouvernement avec une inconnue, sa capacité comme homosexuel à assumer dans le monde entier ses nouvelles fonctions...

Auprès de la femme la plus puissante du monde et grande vainqueur des élections législatives du week-end dernier, c’est un homme, gay, qui occupera la place de numéro deux du gouvernement allemand avec le poste de vice-chancelier et Ministre des Affaires étrangères.

Après l’épisode inhabituel de la grande coalition CDU-SPD, le chef des libéraux allemands, Guido Westerwelle, a réussi à refaire de son parti, le FDP (Freie Demokratische Partei), le « faiseur de rois », ce dernier étant traditionnellement associé au parti majoritaire pour former une coalition gouvernementale, compte tenu du mode de scrutin local. Le FDP a obtenu son meilleur score à des législatives avec 14,6 % des voix.

Et ce n’est pas la vie privée de Guido Westerwelle qui aura été un handicap dans cette reconquête, ce dernier ayant fait son coming-out il y a 5 ans en se rendant à une fête d’anniversaire de la chancelière avec son compagnon, Michael Mronz, un homme d’affaires de 42 ans.

Toutefois, cette nomination soulève une inconnue, celle de la capacité de Guido Westerwelle à assumer ses fonctions dans le monde entier alors que des pays et régions du globe pénalisent et répriment l’homosexualité. « Si un ministre des Affaires étrangères d’un Etat important refuse de le rencontrer, ce sera évidemment un problème » a avancé Eberhard Sandschneider, directeur de la Société allemande de politique étrangère (DGAP. Le principal intéressé a écarté ces difficultés dans une interview il y a quelques mois : « Je suis convaincu qu’aujourd’hui, la vie privée n’est plus un obstacle. Le fait qu’Angela Merkel soit devenue la première femme chancelière allemande a peut-être posé un problème à certains pays. Elle ne porte évidemment pas le voile quand elle foule le tapis rouge dans certains pays arabes ». L’avocat de formation avançait encore que « La secrétaire d’Etat américaine (Hillary Clinton) a aussi des entretiens dans des pays où les femmes sont systématiquement opprimées ».

La presse allemande s’est également penchée sur le sujet et si pour le quotidien berlinois Tagesspiege « l’Allemagne va continuer à être gouvernée par une femme et, maintenant, aussi par un homosexuel déclaré », le Tageszeitung s’est demandé s’il sera « le bienvenu avec son conjoint à des réceptions d’Etat en Arabie saoudite ou en Syrie », deux états qui pénalisent l’homosexualité.

Sur le plan international, la vie privée des politiciens n’est pas sans conséquences. On se souvient que le mariage de Nicolas Sarkozy et Carla Bruni a facilité la tâche du protocole quant aux voyages officiels du couple présidentiel.

Source : CitéGay