Stop Suicide
Face au suicide des jeunes, deux anciennes Présidentes de (...)
Avant-projet de loi fédérale sur
la prévention et la promotion de la santé
le lundi 27 juillet 2009, vu 217 fois

L’avant-projet de loi fédérale sur la prévention et la promotion de la santé a été mis en consultation libre depuis février 2009. Cet avant-projet, sur lequel Stop Suicide parmi d’autres s’était prononcé lors de la réunion du 2 septembre 2008, rend compte des opinions des 210 destinataires qui ont été invités pour donner leur avis sur la future loi. Les 26 cantons, 8 partis politiques ainsi que 116 organisations ont répondu présents et ont émis leur oppositions et les corrections qu’ils jugeaient utiles pour ce projet.

Cet avant-projet permet une vision globale des opinions des différents destinataires et offre un panorama des arguments en faveur et en défaveur des changements qu’impliquerait la nouvelle loi fédérale sur la prévention et la promotion de la santé. Une synthèse de cette loi, puis le détail des résultats en toute transparence interpelle l’association Stop Suicide .

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Avant-projet de loi fédérale sur la prévention et la promotion de la santé

Stop Suicide souhaite en effet souligner son inquiétude face à la faible reconnaissance du suicide dans ce futur projet de loi. Le suicide est mentionné dans l’avant-projet, mais est considéré majoritairement comme un problème individuel qui ne devrait que partiellement être pris en charge par la collectivité. Or Stop Suicide souhaite rappeler que le suicide est l’une des causes principales de mortalité chez les jeunes en Suisse et qu’il est par conséquent essentiel de renforcer la prévention du suicide pour éviter ce type de drame.

Ainsi, la distinction qui est faite dans l’avant-projet entre maladies psychiques transmissibles et maladies psychiques non-transmissibles devrait être réfléchie plus largement et inclure une dimension sociologique essentielle lorsque l’on traite du suicide. Responsabiliser les individus oui, nier le rôle-clé de la société, des institutions sociales et médicales dans la prévention du suicide des jeunes, certainement pas. Sacrifier les jeunes en mal d’être pour éviter l’augmentation du coût des assurances maladies nous semble être un pari particulièrement risqué, dans la mesure où les efforts collectifs et les actions de prévention permettent à moyen terme de réduire les risques.

Nous rejoignons par conséquent l’opinion de EKFF et du parti socialiste, ainsi que du canton de Zoug (à la page 31 de l’avant-projet de loi) concernant la nécessité d’inclure les problématiques liées au suicide dans les maladies dites "psychiques", bien que le suicide ne soit pas transmissible. Il est indispensable de rappeler l’importance du phénomène du suicide dans notre société et de prendre les décisions maintenant qui auront un impact sur le futur.

Source : Stop Suicide