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Brésil : Le gouvernement renonce à la lutte contre l’homophobie à l’école
par  la rédaction, le vendredi 27 mai 2011, vu 133 fois

La présidente Dilma Rousseff et son équipe ont-ils une nouvelle fois cédé aux pressions des lobbies religieux ?

Au Brésil, on ne luttera pas contre l’homophobie à l’école.

Et pourtant, tous les documents étaient déjà imprimés, trois vidéos avaient été tournées… Mais le gouvernement brésilien a décidé de retirer les supports papier et multimédia destinés à lutter contre l’homophobie. Ils seraient en effet « inconvenants ».

Après avoir rencontré les députés catholiques et protestants du pays, qui ont vivement critiqué ces supports de lutte contre l’homophobie, le gouvernement brésilien a annoncé qu’il interdit la production et la diffusion des tracts et vidéos prévus au sujet de l’homosexualité et de l’homophobie.

C’est la Présidente Dilma Rousseff elle-même qui, selon des informations officielles, a décidé avec les parlementaires religieux que la production de tels documents serait désormais précédée de larges consultations, « pour ne pas provoquer de polémiques ». Elle a elle-même considéré comme « inappropriée » une vidéo produite par une Organisation Non Gouvernementale, produite dans le cadre de la campagne contre l’homophobie lancée par le ministère de l’éducation et de la santé.

Les députés protestants avaient menacé de ne plus voter aucune loi tant que le gouvernement n’aurait pas retiré son projet de lutte contre les discriminations envers les LGBT. Le député socialiste Jean Wyllys, célèbre pour sa défense des droits LGBT, a reproché à Dilma Rousseff de céder à l’intégrisme religieux en décidant de s’opposer à ces documents pédagogiques.

Dilma Rousseff avait déjà cédé aux pression des lobbys religieux durant sa campagne présidentielle, et avait assuré qu’elle ne soutiendrait pas la légalisation de l’avortement…

Source : Yagg


Brésil - Vidéos contre l’homophobie :
Dilma Rousseff cède aux pressions

Un kit pédagogique destiné aux écoles brésiliennes a été censuré par la présidente. Les militants gay sont furieux.

Dilma Rousseff a mis son veto personnel à la distribution, dans les écoles du pays, d’un kit contre l’homophobie. Commandité par les ministères de l’Education et de la Santé à une ONG, le matériel pédagogique contient trois courts-métrage mettant en scène, pour l’un, un couple de jeunes femmes confrontées à un outing sur Facebook (voir ci-dessous), pour le deuxième un travesti et pour le dernier, un garçon qui décide d’assumer sa bisexualité. Selon un porte-parole de la présidence, la cheffe de l’Etat n’aurait « pas aimé ce qu’elle a vu » : les films n’ offriraient « pas une vision objective de l’homosexualité », rapporte BBC News. Il a ajouté que désormais, ce type de matériel scolaire serait produit à partir de consultations plus larges « afin de ne pas générer ce type de polémique, qui finit par être préjudiciable à la cause pour laquelle il est destiné. »

En réalité, personne n’est dupe : c’est bien la levée de bouclier de la part des lobbies chrétiens qui serait à la base de la décision de la présidente. En particulier, les puissantes Eglises évangéliques auraient menacé de faire bloquer des votes cruciaux au Congrès si le kit « Escola sem homophobia » (« Ecole sans homophobie ») n’était pas retiré.

  • « Message agressif »

D’autres factions, plus au centre de l’échiquier politique brésilien ont aussi exprimé leurs réserves face aux courts-métrages, dont le message est jugé « agressif » : « Il faut plus de précautions pour que le remède ne soit pas surdosé », a estimé Lincoln Portela, un leader du Parti de la République, dans les colonnes d’« O Globo ».

Les association de défense des droits des LGBT sont furieux de cette volte-face. L’un de ses membres, le député Jean Wyllys a estimé que la décision remettait en question l’engagement affiché par Dilma Rousseff pour les droits humains. « Aux dernières élections, j’avais pensé qu’elle défendrait les droits des citoyens lesbiennes, gays et bisexuels. Mais si elle ne change pas d’avis, j’appellerai les personnes gay à ne plus voter pour elle. »

Source : 360°