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International
Vietnam : Les homos sont un mal social La Mecque des gays est en Floride
Cabale contre les homos
à l’ONU
Après la résolution,
la circulaire ?
par  Steve , le lundi 5 avril 2004, vu 208 fois

Rien ne va plus pour les droits des gays et des lesbiennes à l’ONU. Après la décision du Brésil de retirer (officiellement : "ajourner") sa proposition de résolution à la Commission des Droits de l’Homme, voilà que l’axe impie des pays islamistes, du Vatican et des fondamentalistes chrétiens états-unien s’attaque à la reconnaissance par l’ONU des couples homos légalement unis dans leur pays.

Le 20 janvier 2004, M. Kofi Annan, secrétaire général des Nations unies, faisait connaître sa décision d’étendre aux couples de même sexe employés à l’ONU les avantages octroyés aux couples mariés, notamment en matière de soins médicaux, de frais de scolarité, de vacances et de retraite, à condition toutefois que leur union soit reconnue dans leur pays d’origine. Cette initiative était de son ressort, puisque purement administrative. M. Annan la justifiait par le fait que, depuis toujours, l’ONU s’appuie sur la définition du mariage dans le pays d’origine de ses employés, ce qui lui permet par exemple de reconnaître plusieurs épouses aux employés polygames.

L’Organisation de la Conférence Islamique (OCI) ne l’a cependant pas entendu de cette oreille. Soutenue par le Vatican et probablement encouragée par son récent succès à la Commission des Droits de l’Homme, où le Brésil a finalement cédé aux pressions et retiré sa proposition de résolution visant à condamner les discriminations dont gays et lesbiennes sont victimes dans le monde au mépris de leurs droits fondamentaux (officiellement, le Brésil maintient « sous réserve » sa proposition de résolution et demande à la commission « d’ajourner sa délibération »), l’OCI a en effet signifié son opposition à la modification du règlement administratif, allant même jusqu’à réclamer un vote de la commission idoine sur cette question, ce qui reviendrait à remettre en question les prérogatives de M. Annan. S’opposent les bloc habituels : Union Européenne et pays sud-américains d’un côté, pays musulmans, Chine, Russie et États-Unis bushiens de l’autre. L’issue de la crise est encore aléatoire.


Voir articles du Monde et du Temps. Site d’Unglobe, groupe de pression formé par les employés lesbigay de l’ONU.


Ajout du 15 avril

La proposition de résolution brésilienne a été officiellement ajournée à l’année prochaine par la Commission des Droits de l’Homme, sans débat. Comme un air de déjà vu...