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Cancer des testicules
par  Frédéric Gloor, le lundi 17 février 2003, vu 890 fois
Tags : - Santé - Prévention

Autant le dire tout de suite : le cancer des testicules est rare comparativement aux autres formes de cancer qui affectent les organes masculins, puisqu’il n’affecte que 10 hommes sur 100 000. Si l’on dépiste le cancer assez tôt et le soigne rapidement, les chances de guérison sont très bonnes.


Les testicules sont des glandes sexuelles en forme d’œuf qui produisent le sperme et l’hormone mâle, la testostérone.

Les causes

On a laissé entendre qu’une exposition intra-utérine à des produits chimiques de synthèse dotés de propriétés de type œstrogénique pourrait constituer un facteur de risque pour le cancer des testicules.

Durant les sept premiers mois de la grossesse, les testicules du petit garçon demeurent dans son ventre. Deux mois avant de naître, ils descendent. Or il arrive qu’un testicule reste coincé et que bébé naisse avec un seul testicule apparent. Ces garçons seraient plus à risque. Le testicule descend souvent seul par la suite, faute de quoi il faut envisager une chirurgie mineure pour le mettre à sa place. Il semblerait que procéder à cette chirurgie avant l’âge de sept ans diminuerait de beaucoup le risque de contracter ce cancer. Il serait sage ensuite de surveiller de près ces garçons pour un éventuel dépistage précoce.

Symptômes et dépistage

Rien n’empêche de procéder à un examen de temps en temps. On le fera idéalement après un bain chaud, quand la peau du scrotum est souple. Roulez délicatement les testicules un à un entre les doigts à la recherche de toute bosse suspecte, qu’elle soit dure ou molle. Il se peut que cet examen soit douloureux, et c’est normal, cette région étant sensible chez beaucoup d’hommes.

Règle générale, la tumeur n’atteint qu’un seul testicule. Si vous sentez que le volume d’un testicule a augmenté, si vous éprouvez une pesanteur ou une douleur, ou que le testicule est dur comme un caillou, il faudra consulter le médecin, qui décèlera probablement une orchite (inflammation du testicule) ou une hydrocèle (accumulation d’eau dans la membrane du testicule). Si c’est un cancer, outre l’anomalie ou la bosse au testicule, vous ressentirez aussi, mais pas toujours, une tension ou une douleur aux mamelons, une douleur au ventre et un symptôme pulmonaire comme la toux.

En résumé :

  • la présence d’une masse dans l’un ou l’autre testicule
  • un testicule enflé ou élargi
  • une sensation de poids dans le scrotum
  • une douleur vague au bas de l’abdomen ou à l’aine
  • de la douleur ou de l’inconfort dans un testicule ou le scrotum
  • du sang dans l’urine
  • une augmentation ou une sensibilité accrue des mamelons

Guérison

Neuf fois sur dix, la bosse détectée sur un des testicules sera cancéreuse, d’où l’importance de l’examen périodique. Mais, bonne nouvelle, vos chances d’en guérir totalement sont excellentes, elles sont de l’ordre de 95 %. Même les hommes gravement atteints guériront dans une proportion de 60 à 70 % ; soit par radiothérapie ou chimiothérapie, selon la nature de la tumeur. Dans tous les cas, le chirurgien retire d’abord le testicule touché et peut le remplacer par une prothèse, si tel est votre désir. Le testicule solitaire peut ensuite assumer à lui seul la production de sperme et la croissance de la famille... sauf dans les quelques cas de stérilité induite par l’opération ou par la chimiothérapie. Il est donc sage de mettre du sperme en banque dès l’annonce d’un cancer des testicules.