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Société
Dernières salves contre le « général gay » On choisit l’EPFL, pas son orientation sexuelle !
Couples homos, bénis ? oui oui !
par  la rédaction, le dimanche 21 février 2010, vu 248 fois
Tags : - Lpart - Religion

A l’heure du pacs, certaines Eglises romandes prennent du recul, et organisent des cérémonies religieuses afin de bénir les couples de même sexe. Petit tour d’horizon.

La question du mariage gay ne laisse personne indifférent. Les cantons de Genève, Zurich, et Neuchâtel ont désormais reconnu officiellement les couples de même sexe, ainsi que la Confédération depuis le 5 mai 2005. Refuser d’aborder ce sujet revenait, pour les Églises, à faire l’autruche. Et ne pas évoluer avec son temps, c’est à terme s’exclure soi-même. Dans l’Église catholique chrétienne, la posture prise en 2007 laisse une large place aux libertés individuelles. Nassouh Toutoungi, prêtre, indique qu’il y a possibilité de « vivre sa foi chrétienne tout en étant homosexuel ». Non seulement l’Église catholique chrétienne ne refuse pas d’éventuels membres du clergé ouvertement homosexuels, mais elle a décidé de ne pas pratiquer de distinction entre couples hétérosexuels ou homosexuels sur la question de la bénédiction de couples. Dans les Église réformées romandes, la question est également venue sur le tapis. Dans le canton de Vaud, comme à Neuchâtel, l’idée d’organiser de telles cérémonies a été repoussée. A Genève, le Service de la communication indique que « la question est ouverte à ce jour ». Quant aux Église réformées de Berne-Jura-Soleure, elles intègrent un accompagnement spirituel et une célébration pour les homosexuels depuis la fin des années 1990. En Valais, la question a été abordée de manière différente : Philippe Genton, pasteur à Monthey explique que « la revendication des gays, c’est également un droit à la différence. Les homosexuels ne doivent pas singer les hétéros ! » Et l’Église réformée valaisanne de proposer une cérémonie religieuse spécifique.

  • Une question d’interprétation

Cette manière de voir découle de l’interprétation que l’on fait des Écritures. « Il faut avoir une lecture critique de la Bible », indique Philippe Genton. « Une lecture linéaire est grave. L’autorité de l’Écriture n’est pas valable d’un bout à l’autre des textes. »

Quant à l’Église catholique romaine, le Saint-Siège considère toujours la pratique homosexuelle comme une dérive du comportement humain. Et toutes les Église catholiques dépendant directement de Rome, il leur est impossible d’organiser de telles bénédictions religieuses. Mais l’Église catholique romaine du demi-canton de Bâle-Campagne semble faire bande à part : elle propose des bénédictions afin de « célébrer l’amour entre deux personnes de même sexe, puisque Dieu veut aider toutes les personnes » dans leurs modes de vie. « Nous le faisons avec la ferme conviction que l’amour entre deux personnes est toujours le reflet de l’amour de Dieu envers chaque être humain. » De quoi créer un schisme au sein des catholiques romains ? Peut-être pas. Mais certainement de quoi créer un précédent.

Source : 360°