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Etats-Unis : Le Sénat dit non aux soldats ouvertement homos dans l’armée
par  la rédaction, le jeudi 23 septembre 2010, vu 247 fois
Tags : - Législation - Discrimination - Mexique

Les sénateurs républicains ont bloqué hier le projet de loi qui devait abroger le « Don’t ask, don’t tell », le texte qui oblige les militaires gays et les lesbiennes à cacher leur orientation sexuelle. Les démocrates accusent le coup.

Le vote ne s’annonçait pas gagné d’avance, et les espoirs de permettre rapidement aux homos de servir ouvertement dans les rangs de l’armée américaine ont été effectivement douché hier par le sénat. La Chambre a rejeté pour une durée indéfinie l’examen de l’abrogation de la loi « Don’t ask, don’t tell », décevant ainsi la Maison Blanche qui soutient cette proposition.

  • Les sénateurs républicains ont fait bloc

Les élus se sont prononcés par 56 voix contre 43, soit 4 voix de moins que nécessaire pour permettre l’ouverture formelle des débats sur une vaste loi de finance pour le Pentagone, qui comprenait notamment des dispositions pour l’abrogation de cette loi qui contraint les homos à cacher leur orientation sexuelle lorsqu’il entrent dans l’armée.

Les sénateurs républicains ont fait bloc pour s’opposer à cette loi, à l’exception de Lisa Murkowski qui était absente. « Nous sommes déçus de ne pas pouvoir faire avancer ce texte, mais nous allons continuer à essayer de le faire », a déclaré le porte-parole de la Maison Blanche, Robert Gibbs, lors de son point de presse. Les républicains réclament les conclusions d’une étude du Pentagone sur la façon de procéder à l’abrogation de cette loi avant tout vote sur la question.

  • « Appel à la base gay et lesbienne »

Outre la proposition d’abrogation du « Don’t ask, don’t tell », les sénateurs, en refusant d’ouvrir les débats, ont également mis de côté une loi d’immigration, dite DREAM act, qui aurait permis à de jeunes immigrés d’être régularisés et intégrés après un passage par les universités américaines.

Le sénateur républicain John McCain, qui a mené l’opposition à l’abrogation de « Don’t ask don’t tell », a accusé peu avant le vote la majorité démocrate de vouloir « galvaniser sa base » par ce vote, « dans le cas du DREAM Act, le vote hispanique. La popularité du président Obama chez les hispaniques a baissé de façon spectaculaire ». « Et bien sûr, l’abrogation du "Don’t ask don’t tell" est un appel à la base gay et lesbienne », a-t-il dit à la presse.

  • Des démocrates votent contre

Le numéro deux de la majorité démocrate Richard Durbin a déploré l’issue du vote de mardi. « Ils sont d’accord pour risquer leurs vies pour les Américains, et nous disons non », a-t-il dit en parlant des militaires homosexuels écartés de l’armée. L’abrogation est également la position du chef d’état-major interarmées américain, l’amiral Michael Mullen. Ce dernier demande toutefois que l’étude du Pentagone soit terminée avant toute action législative.

Le vote devait constituer une première étape vers l’abrogation. Mardi, après le vote, la majorité à laissé la porte ouverte à une nouvelle tentative ultérieurement. Mais la proximité des élections parlementaires de mi-mandat qui se tiendront le 2 novembre laisse peu de place à un éventuel accord entre les deux partis, d’autant que deux démocrates, Mark Pryor et Blanche Lincoln, ont voté contre.

Source : Têtu.


USA : l’abolition du tabou homosexuel dans l’armée en panne au Sénat

Le Sénat américain a rejeté mardi pour une durée indéfinie l’examen de l’abrogation de la loi qui impose aux soldats américains homosexuels de cacher leur orientation sexuelle, décevant ainsi la Maison Blanche qui soutient cette proposition et révoltant la communauté gay.

Les élus se sont prononcés par 56 voix contre 43, soit 4 voix de moins que nécessaire pour permettre l’ouverture formelle des débats sur une vaste loi de finance pour le Pentagone, qui comprend notamment des dispositions pour l’abrogation de la loi "Don’t ask, don’t tell" (ne rien demander, ne rien dire) adoptée en 1993.

Les sénateurs républicains ont fait bloc pour s’opposer à cette loi, à l’exception de Lisa Murkowski qui était absente.

"Nous sommes déçus de ne pas pouvoir faire avancer ce texte, mais nous allons continuer à essayer de le faire", a déclaré le porte-parole de la Maison Blanche, Robert Gibbs, lors de son point de presse.

Le sénateur républicain John McCain, qui a mené l’opposition à l’abrogation de "Don’t ask don’t tell", a accusé peu avant le vote la majorité démocrate de vouloir "galvaniser sa base" par ce vote. "Et bien sûr, l’abrogation de Don’t ask don’t tell est un appel à la base gay et lesbienne", a-t-il dit à la presse.

Les républicains réclament les conclusions d’une étude du Pentagone sur la façon de procéder à l’abrogation du tabou homosexuel avant tout vote sur la question.

Le numéro deux de la majorité démocrate Richard Durbin a déploré l’issue du vote de mardi. "Ils sont d’accord pour risquer leurs vies pour les Américains, et nous disons non", a-t-il dit en parlant des militaires homosexuels écartés de l’armée.

L’abrogation est également la position du chef d’état-major interarmées américain, l’amiral Michael Mullen. Ce dernier demande toutefois que l’étude du Pentagone soit terminée avant toute action législative.

Mardi, après le vote, la majorité à laissé la porte ouverte à une nouvelle tentative ultérieurement.

Mais la proximité des élections parlementaires de mi-mandat qui se tiendront le 2 novembre laisse peu de place à un éventuel accord entre les deux partis, d’autant que deux démocrates, Mark Pryor et Blanche Lincoln, ont voté contre.

  • Le Sénat "inexcusable" selon l’association Servicemembers United

L’association de défense des militaires homosexuels Servicemembers United a jugé le Sénat américain "inexcusable" mardi après le rejet par les élus de l’ouverture des débats sur l’abrogation de la loi imposant aux soldats homosexuels de cacher leur orientation sexuelle.

"Le Sénat pourrait apprendre beaucoup de ceux qui servent dans l’armée (...) servir ce pays signifie mettre la politique de côté et faire son travail", a estimé Alexander Nicholson, fondateur et directeur de l’association.

De son côté, Rea Carey qui dirige la National Gay and Lesbian Task Force a estimé dans un communiqué qu’une "fois de plus les politiciens jouent à la politique avec la vie des gens". "Les sénateurs qui ont mené et soutenu l’obstruction devraient avoir honte", a-t-elle dit en faisant allusion notamment au républicain John McCain.

Toutefois, Fred Sainz, vice-président de l’association Human rights campaign a estimé mardi que le vote pourrait avoir lieu après les élections en novembre. "Cela doit être fait", a-t-il estimé dans un courriel. "Il y a beaucoup de choses en jeu ici et nous allons nous assurer que le président et les démocrates du Sénat comprennent", a-t-il ajouté.

Source : E-llico