Accueil du site > Infos > International > Nation Unies : La référence à l’orientatio
International
Le Congrès offre à Barack Obama l’abolition du tabou gay dans (...) Les passeports américains s’adaptent aux familles homoparentales
Nation Unies : La référence à l’orientation sexuelle rétablie dans la résolution sur les exécutions arbitraires
par  la rédaction, le mercredi 22 décembre 2010, vu 155 fois

L’Assemblée générale des Nations Unies a rétabli la référence à l’orientation sexuelle dans sa résolution s’opposant aux exécutions arbitraires des groupes minoritaires supprimé le mois dernier sur proposition de pays africains et arabes.

Après des semaines de pressions intenses exercées par les organisations homosexuelles, les États membres de l’Organisation des Nations Unies ont voté mardi soir le rétablissement de la référence à l’orientation sexuelle dans sa résolution biannuelle qui condamne les exécutions extrajudiciaires.

L’assemblée a voté en faveur d’une proposition des États-Unis visant à rétablir la version initiale du texte : 93 voix pour, 55 contre et 27 abstentions.

La référence à l’orientation sexuelle a été incluse dans la résolution biennale sur les exécutions extrajudiciaires, sommaires et exécutions arbitraires depuis 1999.

Mais le mois dernier, suite à l’introduction d’un amendement du Bénin au nom des pays africains lors d’une réunion de la Troisième Commission, qui traite des questions relatives aux droits de l’Homme, la mention explicite avait été supprimée et remplacée par une référence plus générale aux "motifs discriminatoires sur toute autre base".

La Finlande, la France et la Suisse, en particulier, avaient regretté que la discrimination fondée sur la préférence sexuelle ne soit pas explicitement mentionnée cette année.

Après plusieurs semaines de tractations et de lobbying, les États membres de l’ONU ont finalement approuvé un amendement présenté par les États-Unis rétablissant la référence supprimée.

"Nous avons travaillé intensément avec nos alliés et partenaires pour faire en sorte de gagner ce vote", a confié Mark Kornblau, porte-parole de la Mission des États-Unis à l’Organisation des Nations Unies.

Dans un discours prononcé lors de la Journée sur les droits de l’homme Journée, il y a moins de deux semaines, Susan E. Rice, l’ambassadeur américain aux Nations Unies, s’était dite "furieuse" de cette régression et avait promis que les Etats-Unis travailleraient à rétablir la référence à l’orientation sexuelle dans la résolution.

Ses remarques ont été soutenues par un discours prononcé par le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon dans laquelle il a plaidé avec force contre la criminalisation de l’homosexualité.

L’International Gay & Lesbian Human Rights Commission(IGLRHC), a ait un travail de sensibilisation auprès d’environ 20 gouvernements, y compris les Caraïbes, les îles du Pacifique et en Afrique.

"Les droits des LGBT sont utilisés comme un enjeu politique au niveau national", a déclaré un des responsables de l’organisation internationale LGBT.

L’enjeu était de taille, car bien que les résolutions des Nations Unies ne soient pas juridiquement contraignantes, elles envoient un message fort.

Source : E-llico


Executions d’homosexuels : l’ONU renverse la vapeur.

Un mois après le passage en force d’un texte biffant la référence aux minorités sexuelles d’une résolution protégeant les groupes vulnérables, l’Assemblée générale a opéré hier un virage à 180°.

La semaine écoulée a dû être intense en marchandages à l’Assemblée générale de l’ONU. Comme promis par l’ambassadrice Susan Rice, la diplomatie américaine a déposé une proposition rétablissant l’ancienne formulation de la résolution condamnant les exécutions extrajudiciaires. Avec succès : le nouveau texte a obtenu, hier à New York, 93 voix contre 55.

Auparavant, plusieurs pays arabes et africains avaient manifesté leur exaspération à propos de ce nouveau vote. L’ambassadeur zimbabwéen, notamment, avait fustigé la tentative d’imposer la reconnaissance de la « bestialité et de la pédophilie ».

A noter que le nouveau texte (qui n’est pas contraignant pour les Etats) ne contient aucune référence aux discriminations pour cause d’identité de genre.

Pour mémoire, le 16 novembre, une proposition présentée par le Mali et le Maroc était passée de justesse, par 79 votes contre 70. A la grande stupeur des pays occidentaux, elle remplaçait la référence aux homosexuels, aux défenseurs des droits de l’homme ou aux enfants des rues comme « groupes vulnérables » par la notion vague de personnes « discriminées sur n’importe quelle base ».

Source : 360°