En fait, il n’y a pas grand-chose à se mettre sous la dent, à part le genre pervers pépère hétéro de base avec des petites filles le fri-fri à l’air !!! A croire que l’Elysée n’ose plus enfoncer que des portes ouvertes … Ah, il est loin le temps quand on pouvait voir du Bruce Weber ou du Mapplethorpe, des clichés vraiment tendancieux, des situations limite entre morale standard et expression artistique. « Controverses » ne présente pas même un petit cliché du baron von Gloeden ; ce dernier mettait en scène des petits garçons dans des poses grecques antiques. Pour en revenir à « Controverses », hormis son hétérocentrisme, l’exposition propose toutefois une réflexion assez intéressante sur la légitimité de l’image, sur les situations limite qui s’offrent au photographe. On y voit une main arrachée dans les décombres du World Trade Center, un enfant africain mourant guetté par un vautour - la sale manie des reporters photo prêt à tout pour un « bon » cliché - et deux ou trois autres choses du même goût. … On y parle aussi du droit à l’image. Inconvénient : sans la lecture de longs commentaires, l’expo tombe relativement à plat (à moins que vous n’aimiez le pubis imberbe des petites filles). Si vous avez envie de vous instruire, faite l’économie de la visite, acheter le catalogue, vous serez plus à l’aise pour le lire à la maison car si l’expo est disparate et pas vraiment sexy, le propos mérite d’y réfléchir.
Cyril N., rubrique expo














