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Hépatite C : percée dans le traitement de l’infection
par  la rédaction, le vendredi 4 décembre 2009, vu 194 fois

Un traitement expérimental ciblant les cellules hépatiques s’est révélé très efficace contre l’hépatite C chez des chimpanzés, marquant une avancée potentielle pour traiter cette infection chronique chez l’homme, selon une étude publiée jeudi.

Ce médicament provoque une forte diminution de la charge virale dans le sang des animaux qui persiste durant plusieurs mois après la fin du traitement, expliquent les auteurs de ces travaux à la Southwest Foundation for Biomedical Research (SFBR) à San Antonio (Texas).

Ce traitement fait l’objet actuellement d’un essai clinique dit de phase 1 sur un petit nombre de volontaires en bonne santé pour évaluer son innocuité.

Il s’agit du premier médicament de ce type à être testé chez des humains, selon ces chercheurs dont la communication paraît dans Science Express, l’édition électronique de la revue américaine Science, datée du 3 décembre.

Ce médicament baptisé "SPC3649" a été mis au point par la firme bio-pharmaceutique danoise Santaris Pharma A/S.

Il est basé sur un acide nucléique appelé "acide nucléique bloqué" qui capture une petite molécule d’acide ribonucléique dans le foie nécessaire pour que le virus VHC, responsable de l’hépatite C, puisse se multiplier.

"Notre collaboration avec Santaris Pharma a démontré que ce médicament marche exceptionnellement bien pour traiter l’hépatite C chez des chimpanzés", souligne Robert Lanford de SFBR, principal auteur de ces travaux.

Le médicament s’est révélé être une barrière efficace contre la résistance du virus VHC, un problème majeur des thérapies ciblant directement ce pathogène, précise-t-il également dans un communiqué.

En outre, les résultats de l’étude laissent penser que ce concept de thérapie pourrait s’avérer judicieux pour traiter de nombreuses autres maladies telles l’infection par le virus VIH responsable du sida, des cancers et des affections inflammatoires, estiment ces chercheurs.

La FDA, l’autorité américaine des médicaments, n’a autorisé à ce jour que deux traitements contre l’hépatite C, l’interferon, une protéine dopant le système immunitaire, et la ribavirine, un anti-viral et un anti-cancéreux.

Mais ces médicaments pris en cocktail sont très toxiques et doivent être administrés pendant 48 semaines. En plus, ils sont efficaces dans moins de la moitié des cas.

Les chercheurs pensent qu’un cocktail de trois médicaments sera nécessaire pour empêcher une résistance du virus VHC.

Le nouveau médicament pourra potentiellement remplacer l’interferon dans de futurs cocktails. Il n’a eu aucun effet toxique dans les expériences animales et l’essai clinique de phase 1, ce qui est crucial dans le cadre d’une transplantation d’organe.

Source : CitéGay