La France s’est félicitée lundi du démarrage d’un fonds de soutien, qu’elle a créé avec les Pays-Bas et la Norvège, visant à financer des actions pour la dépénalisation dans le monde de l’homosexualité.
A l’occasion de la Journée mondiale contre l’homophobie, l’ambassadeur français itinérant pour les droits de l’homme François Zimeray (photo) a annoncé au cours d’une conférence de presse que ce fonds avait déjà recueilli quelque 200.000 euros. « Nous appellons les entreprises, les collectivités territoriales à rejoindre ce fonds », a-t-il déclaré.
Des projets pilote à financer
Une réunion destinée aux entreprises sera organisée au ministère des Affaires étrangères dans quelques jours, a-t-il ajouté. Quatre à cinq projets pilote seront mis en place à partir du fonds, après discussions avec les associations, a indiqué l’ambassadeur.
M. Zimeray a rappelé aussi que la première déclaration sur les droits de l’homme et l’orientation sexuelle et identité de genre, présentée par la France et les Pays-Bas devant l’Assemblée générale des Nations Unies en décembre 2008, était peu à peu signée par un grand nombre d’États.
Un tiers des nations pour une dépénalisation universelle de l’homosexualité
« 68 Etats (sur 192, NDLR) en sont aujourd’hui signataires et la France continue de militer pour la signature de cette déclaration », a affirmé l’ambassadeur.
« Même si ce n’est qu’une déclaration, les déclarations d’aujourd’hui font les politiques ou les normes de demain, il y a une sédimentation qui se fait. C’est ainsi que progresse le système multilatéral, l’édifice législatif international », a-t-il expliqué.
Près de 80 Etats dans le monde punissent toujours l’homosexualité, certains de la peine de mort.

















