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Cinéma
Garçon stupide Éclairage sur un second rôle Prochaines sorties dans les salles obscures
La leçon des beaufs
de Stepford

Et l’Homme créa la femme
De Lovely
Alexandre le Grand
par  Frédéric Gloor,  Jean-Paul Guisan, le samedi 24 juillet 2004, vu 159 fois

Êtes-vous fan du beau Matthew Broderick, de Nicole Kidman ou de Glenn Close et êtes-vous de surcroît curieux de savoir comment (en passant) on traite au Xième degré (c’est-à-dire assez subtilement en fin de compte) de l’efféminitude et autres clichés gay dans un film grand public ?

En tel cas, allez voir Et l’homme créa la femme – titre original The Stepford Wives. Difficile d’en raconter quoi que ce soit sans dévoiler le pot aux roses. Disons que les rapports hommes – femmes y sont développés d’une façon caricaturale à en devenir cathartique, tandis qu’au passage les gays en prennent finement pour leur grade. Le tout étant régi par une utopie de perfection domestique qu’on a très arbitrairement fait remonter aux années 50 (et dont l’équivalent suisse serait peut-être le nain-de-jardin-isme qui a fini par devenir intemporel).

Jean-Paul


De Lovely (sortie octobre 2004) est une histoire d’amour peu banale entre un homme, compositeur de « musicals », interpreté par Kevin Kline et une femme. Jusque-là, rien d’extraordinaire, si ce n’est qu’il est entendu que l’homme vit sa vie sexuelle avec d’autres hommes. Contrairement à « Far from heaven » (sorti l’année dernière en Suisse), où l’homosexualité du mari était vécue en cachette et de manière honteuse, le personnage principal assure ses attirances et prévient sa femme bien avant le mariage. Voilà une étape importante franchie dans l’histoire de Hollywood : on ne parle pas d’homosexualité ou d’hétérosexualité, mais on présente une forme de bisexualité sans jugement. Kevin Kline, après sa participation dans le décevant « In and Out » tient ici un rôle qui, d’après certains, lui vaudra peut-être un oscar. Le film est enrobé dans une atmosphère de comédie musicale où apparaissent Robbie Wiliams, Lara Fabian, Sheryl Crow ou Alanis Morissette.

Alexandre le Grand (sortie janvier 2005) présente la vie du conquérant le plus célèbre de l’histoire grecque. Contrairement au film « Troy » sorti le printemps dernier, dont l’histoire s’est inspirée de la mythologie grecque et où la relation amoureuse entre Achille (joué par Brad Pitt) et Patrocle a été remplacée par une relation de « cousins », il semble que la bisexualité d’Alexandre soit au menu du scénario. On parle même d’échange de baisers... (ciel !)

Fred