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Droit
Le canton de Genève est encore le seul à connaître le PACS Pas de Pacs’argovien
Le débat médiatique sur l’adoption prend de l’avance
Suisse avant PaCS
par  Frédéric Gloor, le dimanche 12 mai 2002, vu 256 fois
Tags : - Genève - Législation - Union homosexuelle - Homoparentalité

La loi sur le partenariat n’a pas encore abouti en Suisse que déjà on nous parle d’adoption. Or, il a été clairement annoncé dans l’avant projet, au grand regret des groupe lesbiens, que l’adoption et l’insémination artificielle n’était pas possible dans le cadre du contrat de partenariat. Le débat prend-il une longueur d’avance estimant que la première étape est acquise et ne nécessite plus la mise en avant par les médias ou s’agit-il de regrets et de demande pour que ce point s’inclue dans la future Loi Metzler ?

Une large page est offerte dans "Le Temps" ainsi qu’un gros titre en couverture à Stéphane Nadaud, psychiatre et philosophe, qui publie un livre sur l’homoparentalité. "Familles homosexuelles : quelle influence sur l’enfant ? Le débat sur l’homoparentalité s’enrichit de nouvelles contributions." Le psychiatre - philosophe estime qu’il n’y a pas de réponse scientifique pour argumenter sur le "bien des enfants". Les prétendues études américaines démontrant la nocivité d’un foyer homosexuel pour les enfants sont, dit-il, peu concluantes.

« L’important est de fournir à l’enfant un modèle, quel qu’il soit, suffisamment cohérent et constant. Peu importe la configuration familiale, pourvu qu’elle ait un sens. »

Stéphane Nadaud


Il apparaît que les familles actuelles peinent à offrir une certaine stabilité, que les enfants deviennent otages d’un parents ou à tour de rôle des deux, que d’importantes responsabilités psychiques leurs sont données "c’est de ta faute si ta mère est partie...". Mais le pire reste le mépris d’un parent sur l’autre. Car si, dans l’argumentation générale, la majorité s’accordent pour dire qu’un enfant à besoin d’un père et d’une mère, qu’en est-il lorsque la mère dénigre le père ou vice versa ? Que devient le modèle du père, masculin, lorsque la mère en parle ouvertement avec mépris ?

Dans le cadre de l’adoption, hormis la question de l’environnement social et financier, se pose-t-on vraiment la question à savoir si les nouveaux parents seront à même d’aimer cet enfant ? Vont-ils confier les taches éducatives à des nurses puis à des internats ou seront-ils présents pour l’enfant, le suivront-ils dans ses premiers pas et dans ses premières expériences ?

Puisse ce débat sur l’adoption reposer le cadre familial et susciter des questions allant plus loin que la simple question des familles homosexuelles.