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Conférence sur le PaCS - Tout fout le camp ! Pourquoi l’UDF ne veut pas d’un "pacs" en Suisse
Le parlement valaisan donne la "priorité à la famille" et refuse le pacs.
par  Frédéric Gloor, le samedi 7 décembre 2002, vu 321 fois
Tags : - Valais - Union homosexuelle - Discrimination

Avec seulement six voix d’écart, la majorité du parlement valaisan a rejeté le principe d’une loi cantonale sur le partenariat pour couples de même sexe. La motion du député Marc Kalbermatten déposée cet automne qui avait alors obtenu une majorité des voix pour son entrée en matière, a été fortement critiquée par le Conseil d’Etat au travers de Jean-René Fournier en charge des Institutions. Selon l’Executif du canton, une reconnaissance officielle des couples homosexuels affaiblirait la protection constitutionnelle dont bénéficie la famille !

La bagarre a opposé les socialistes (PS), radicaux (PRD), libéraux (Lib) et Chrétiens sociaux (PCS) aux démocrates-chrétiens (PDC) et démocrates du centre (UDC). Il est à rappeler que le PDC est largement majoritaire en Valais et que Monseigneur Brunner, évêque de Sion, qui s’était affiché contre la pride en 2001 affirmant que cette manifestation était diablerie, a rappelé ses ouailles à l’ordre au travers de quelques lignes qu’il a publiées dans Le Nouvelliste cette semaine.

A l’issue de ce rejet, le parlement valaisan affirme vouloir faire confiance à Berne et qu’il était inutile de créer une réglementation cantonale alors que le projet de loi fédérale est bien avancée, et ajoutant que le partenariat homosexuel sera traité en Valais dès que la loi fédérale sera admise.

Pour le Conseiller d’Etat Jean-René Fournier, « Le Conseil d’Etat a opéré un choix de société et celui-ci ne va pas dans le sens du « pacs » mais donne la priorité à la famille ».

« La position du Conseil d’Etat est peu courageuse et relève d’un manque de responsabilité. La société évolue. Et sans attaquer l’institution du mariage, force est de constater qu’elle n’est plus le seul modèle de vie en commun. » Relève le député radical Claude Oreiller. Pour sa part, le député libéral Pierre-Christian de Roten estime que « la réponse du Conseil d’Etat frise l’hypocrisie ». Le Président d’Alpagai Henry de Wolff s’est montré déçu mais réjoui du vote serré.