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Dialogai : Fourbi Night avec Jinivan Tes parents sont hétéros mais ... pas toi !
Opération « sifflets » : En danger ? faites du bruit !
par  la rédaction, le dimanche 3 juillet 2011, vu 134 fois

Devant la recrudescence des attaques envers les gays et alors que la saison des amours bucoliques bat son plein, Dialogai et VoGay se mobilisent.

Plus de 3000 sifflets ont été distribués sur le cortège de la Pride 2011 à Genève pour alerter sur le danger potentiel de la drague en plein air. Un flyer joint exhortait les gays qui fréquentent les parcs et autres lieux extérieurs à faire preuve de bon sens. Il rappelle les règles à suivre en cas d’agression et les numéros d’urgence à contacter. Cette campagne, menée en collaboration Dialogai / VoGay, se poursuit tout l’été sur les lieux de drague de Genève et de Vaud.

 Une violence en hausse

Lors de l’enquête sur la santé menée par Dialogai et l’Université de Zürich en 2002 à Genève, 80% des gays interrogés ont dit avoir subi une forme de violence dans leur vie (agression verbale ou physique, vol, harcèlement sexuel), soit 3 fois plus que les hommes en général ! « Nous répétons actuellement cette enquête pour voir si cette réalité évolue, indique Michael Häusermann, responsable Homophobie à Dialogai, mais ce qui est certain, c’est que les statistiques officielles sont très en dessous de la réalité. La cheffe de la police de Genève elle-même estime que seulement 10 à 15% de ces agressions font l’objet de plainte. »

 Un sifflet pour se protéger

Hurler, crier, siffler peut faire hésiter ou fuir des agresseurs. Le sifflet permet aussi d’appeler au secours ou de faire alerter la police. C’est ainsi un appel à une solidarité concrète entre les usagers des lieux de drague.

 Ne pas jouer les héros, mais faire preuve de solidarité

Les experts en techniques d’autodéfense rappellent que, face à une agression, la meilleure solution est, si possible, la fuite. Par contre, si les agresseurs sont manifestement moins nombreux, il vaut la peine que les victimes s’unissent et se défendent. « Cela s’est passé il y a quelques semaines à la Perle du Lac et le groupe d’agresseurs s’est enfui sans demander son reste ! », poursuit Michael Häusermann.

 Ménager les preuves et porter plainte

Si l’agression a lieu, le flyer rappelle les démarches à entreprendre, la première chose à faire étant de prendre soin de sa santé physique. En cas de blessure, il convient d’aller se faire examiner à l’hôpital ou dans une permanence et de demander l’établissement d’un constat médical. Il est important aussi de récolter les noms de témoins éventuels et de garder tout ce qui pourra permettre de prouver l’agression, comme des vêtements déchirés, des objets abîmés ou le numéro d’immatriculation du véhicule des agresseurs. Les victimes ont ensuite 3 mois pour porter plainte. Dialogai ou VoGay accompagne à la police les personnes qui le désirent. Même si l’on ne veut pas porter plainte, il vaut la peine de venir à Dialogai ou VoGay pour témoigner, y compris de manière anonyme, de ce qui s’est passé et pour obtenir un soutien et des liens vers des services spécialisés. Il est important de ne pas rester seul et de pouvoir parler de son agression. Les violences ont un impact sur la santé physique et psychique et il ne faut pas avoir honte de demander de l’aide, même longtemps après.


Flyer

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