Accueil du site > Santé > Prévention > ASS en Romandie > Prévention Mission possible pour (...)
ASS en Romandie
Prévention
Mission possible pour tous
par  la rédaction, le samedi 5 avril 2008, vu 306 fois

Depuis le mois de février, il est question dans toutes les bouches pulpeuses des acteurs de prévention de Suisse de faire l’amour « safely », c’est-à-dire avec une capote, pendant 3 mois consécutifs, collectivement et en même temps, afin de briser la chaîne de primo-infection au VIH qui semble être la cause des nombreuses nouvelles infections chez les gays.

MISSION : POSSIBLE : comment ça marche ?

Tout le monde sait que la pénétration sans capote avec un mec dont on ne connaît pas le statut sérologique est risqué pour sa santé. Hormis le VIH, il y a aussi plein de mauvaises surprises comme la syphilis, la chaude pisse, et j’en passe.

Alors, on se dit : « Je n’ai de relations sexuelles qu’avec mes amants réguliers ! Ils se font tester régulièrement comme moi, sont négatifs comme moi, risque de contagion au VIH et aux IST nul ». Bien pensé, mais tu ne savais rien de la primo-infection avant !

Lorsqu’un mec s’infecte, les huit à douze premières semaines qui suivent son infection, aucun test VIH habituel ne pourra déceler la présence du virus dans son sang car son corps n’aura pas encore développé les anticorps qui combattent l’invasion du virus. Ça veut dire que le résultat de son test sera négatif s’il le fait pendant cette période ! De plus, sa virémie (le nombre de virus dans le sang) est très élevée, ce qui rend une transmission du virus d’autant plus facile.

Hé oui, le mec est positif, super infectieux mais son test est négatif. Alors dis-moi, lorsque nos amants réguliers nous disent qu’ils se sont fait tester et sont négatifs, comment savoir s’ils ne sont pas tout de même infectés, et sont, sans le savoir, en primo-infection ? Comment savoir si tous nos plans Q réguliers ne prennent pas de risques ailleurs ? Et les autres partenaires de nos amants, comment se protègent-ils ? Nous restons finalement seuls responsables de nos pratiques sexuelles, et seuls les préservatifs peuvent protéger d’une infection au VIH.

MISSION : POSSIBLE, ce n’est pas compliqué !

On continue avec le préservatif jusqu’à la fin de la campagne (1 mai 2008). Si tout le monde joue le jeu, il n’y aura théoriquement plus un seul mec en primo-infection, et donc moins de mecs hautement infectieux. Ensuite, on va se faire tester dansun centre de dépistage pour faire le point. Durant cette consultation, il est possible de recevoir un conseil personnalisé sur les pratiques sexuelles pour réduire au mieux les risques d’infection.

Après MISSION : POSSIBLE, tout est à nouveau possible ?

Non ! Le VIH sera toujours là, mais les capotes aussi ! Nous savons ce qu’il nous reste à faire.

MISSION : POSSIBLE a l’ambition de réduire le nombre de primo-infectés pour réduire un peu (c’est déjà ça) les risques de transmission du VIH sur la scène gay. Cette campagne n’a pas le pouvoir d’éradiquer le virus. En attendant un monde sans VIH, nous pouvons augmenter nos connaissances sur la question en allant visiter www.missionp.ch, www.en-es-tu-sur.ch, www.dialogai.org, et www.drgay.ch