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Cinéma
La leçon des beaufs de Stepford Et l’Homme créa la femme De Lovely (...) Pour redescendre de la montagne
Prochaines sorties dans les salles obscures
par  Frédéric Gloor,  Jean-Paul Guisan, le mercredi 1er septembre 2004, vu 197 fois
Tags : - Cinéma

Une histoire d’amour peu banale sur fond de comédie musicale. Une relation triangulaire à travers les époques. La suite d’une comédie à succès. Un péplum grec. La rentrée ciné est aux couleurs gay. Vous faites quoi ce soir ?

De Lovely - A Home at the end of the World - Pédale dure - Alexandre le Grand - Et l’homme créa la femme

De Lovely (sortie octobre 2004) est une histoire d’amour peu banale entre un homme, compositeur de musicals, interprété par Kevin Kline et une femme. Jusque-là, rien d’extraordinaire, si ce n’est qu’il est entendu que l’homme vit sa vie sexuelle avec d’autres hommes. Contrairement à Far from heaven (sorti l’année dernière en Suisse), où l’homosexualité du mari était vécue en cachette, de manière honteuse, le personnage principal assure ses attirances et prévient sa femme bien avant le mariage. Voilà une étape importante franchie dans l’histoire de Hollywood : on ne parle pas d’homosexualité ou d’hétérosexualité, mais on présente une forme de bisexualité sans jugement. Kevin Kline, après sa participation dans le décevant In and Out tient ici un rôle qui, d’après certains, lui vaudra peut-être un Oscar. Le film est enrobé dans une atmosphère de comédie musicales où apparaissent Robbie Wiliams, Lara Fabian, Sheryl Crow ou Alanis Morissette.

A Home at the end of the World (sortie non confirmée en Suisse) est tiré de la nouvelle du même nom de l’auteur du fascinant The Hours : Michael Cunningham. Le film a l’avantage de mettre en scène le très beau Colin Farrel (que l’on verra en janvier dans « Alexandre le Grand ») dans un rôle où son personnage est plongé dans un amour triangulaire, partagé entre un homme et une femme. L’histoire présente le trio d’amis à travers trois étapes de leurs vies, durant lesquels ils sont amenés à vivre et résoudre leurs attirances sexuelles.

La rumeur court qu’une scène montrant Colin Farrel dans une « nudité frontale » aurait été coupée : l’appendice du bel acteur étant d’une taille supérieure à la moyenne (dit la rumeur), les spectateurs des « séances tests » restaient sous le choc et ne parvenaient plus à se concentrer sur la suite de l’histoire. Si la rumeur se confirme, la production aurait promit de présenter ces scènes sur le DVD à venir.

Pédale dure (sortie octobre 2004) est-elle la suite du film à succès Pédale douce ? Loïc et Seb forment un couple de notables installés dans le Marais. Seb est le patron de la boîte de nuit la plus chic et la plus folle du quartier. Loïc va réaliser son rêve : transmettre tout ce qu’il a dans la tête, tout ce qu’il a dans le cœur. Il va être père. C’est lui qui a donné son sperme. Fécondation in vitro. Leur complice Marie-Haguette leur a fait ce cadeau. Le plus beau des cadeaux qu’on puisse faire à deux homos : un bébé ! Elle est enceinte de trois mois... Sauf que l’amour remet tout en cause. Marie tombe amoureuse de Charles, un merveilleux inconnu ; un hétéro en tous cas. Et d’ailleurs, il vient dîner demain...

Une suite ? pas exactement. La véritable suite est en tournage depuis le mois d’aout et s’appellera "Pédale douce 3, ils sont tellement folles, qu’ils ont oubliés de faire le 2". Faut-il commenter tout ca ?

Alexandre le Grand (sortie janvier 2005) présente la vie du conquérant le plus célèbre de l’histoire grecque. Contrairement au film Troy , sorti le printemps dernier, dont l’histoire est inspirée de la mythologie grecque et où la relation amoureuse entre Achille (joué par Brad Pitt) et Patrocle a été remplacée par une relation de « cousins » , il semble que la bisexualité d’Alexandre soit au menu du scénario. On parle même d’échange de baisers... (ciel !)

Fred


La leçon des beaufs de Stepford

Êtes-vous fan du beau Matthew Broderick, de Nicole Kidman ou de Glenn Close et êtes-vous de surcroît curieux de savoir comment (en passant) on traite au Xième degré (c’est-à-dire assez subtilement en fin de compte) de l’efféminitude et autres clichés gay dans un film grand public ?

En tel cas, allez voir Et l’homme créa la femme – titre original The Stepford Wives. Difficile d’en raconter quoi que ce soit sans dévoiler le pot aux roses. Disons que les rapports hommes – femmes y sont développés d’une façon caricaturale à en devenir cathartique, tandis qu’au passage les gays en prennent finement pour leur grade. Le tout étant régi par une utopie de perfection domestique qu’on a très arbitrairement fait remonter aux années 50 (et dont l’équivalent suisse serait peut-être le nain-de-jardin-isme qui a fini par devenir intemporel).

Jean-Paul