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Quand alcool signifie rapports sexuels non protégés et VIH
par  la rédaction, le samedi 24 décembre 2011, vu 198 fois

Pour faire un raccourci, on pourrait dire que l’abus d’alcool est un risque majeur d’infection au VIH. Car cette étude constate –à nouveau- que la consommation d’alcool a un impact direct sur l’intention d’avoir des relations sexuelles non protégées. En d’autres termes, plus vous buvez, plus forte devient votre intention de vous engager dans sexuels non protégés, expliquent ces chercheurs dans l’édition de janvier de la revue Addictions.

Les rapports sexuels non protégés sont la voie la plus importante d’infection à VIH, et donc un facteur de risque majeur de morbidité. Malgré ces connaissances et tous les efforts pour prévenir les rapports sexuels non protégés, l’incidence du VIH dans la plupart des pays à revenu élevé est stable depuis ces dix dernières années. Dans certains cas, il a même augmenté. Trouver de meilleures politiques pour prévenir ces rapports sexuels non protégés est donc un objectif essentiel pour lutter contre le VIH / sida.

La consommation d’alcool a depuis longtemps été associée à l’incidence du VIH. Cependant, il y avait encore quelques doutes sur la relation de cause à effet : La consommation d’alcool favorise-t-elle l’infection à VIH en incitant aux rapports sexuels non protégés ou certains traits de personnalité comme une recherche de sensations ou une disposition naturelle aux comportements à risque sont-ils communs à l’abus d’alcool et aux rapports sexuels non protégés ?

Il s’agit d’une méta-analyse de 12 études systématiques, randomisées portant sur cette relation de cause à effet. Après la mise en commun des résultats, les chercheurs constatent que la consommation d’alcool affecte la prise de décision et que cet impact augmente avec la quantité d’alcool consommée.

Plus les participants consomment d’alcool, plus forte est leur volonté de s’engager dans sexuels non protégés : Une augmentation des taux d’alcoolémie de 0,1 mg / mL entraîne une augmentation de 5,0% (IC 95% de 2,8% à 7,1%) de la probabilité de relations sexuelles non protégées. Ce résultat reste stable après prise en compte des autres facteurs de risque.

"Boire a un effet causal sur la probabilité de s’engager dans sexuels non protégés et cette conclusion devrait donc être incluse comme un facteur majeur dans les efforts de prévention d’infection au VIH », commente le Dr J. Rehm, auteur principal de l’étude.

Les futurs programmes de prévention du VIH / sida doivent donc inclure les résultats de cette étude car les efforts menés pour réduire la consommation et surtout pour réduire les occasions de boire de manière exagérée, n’auront pas pour seul bénéfice de protéger le système immunitaire mais aussi de réduire le risque de relations sexuelles non protégées et ainsi, de réduire le nombre de nouvelles infections à VIH.

Source : Santé Blog

Référence : Jürgen Rehm, Kevin D. Shield, Narges Joharchi, Paul A. Shuper, Alcohol consumption and the intention to engage in unprotected sex : Systematic review and meta-analysis of experimental studies , Addictions , N°107, pp.51-9.