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Sida : Didier Burkhalter dévoile le nouveau programme de prévention
par  la rédaction, le mercredi 1er décembre 2010, vu 84 fois

Avec son nouveau programme de prévention, la Confédération invite la population à se protéger du VIH mais aussi des autres infections sexuellement transmissibles (IST), comme la syphilis ou la gonorrhée. L’objectif est de réduire d’ici 2017 de moitié le nombre de tests positifs au VIH et de nouvelles IST.

Près de 20’000 personnes séropositives vivent actuellement en Suisse et, chaque année, entre 600 et 800 tests de dépistage s’avèrent positifs. Malgré les traitements, jusqu’à 200 personnes par an contractent le sida et, 30 à 50 en meurent, a rappelé mercredi à Berne le conseiller fédéral Didier Burkhalter.

En présentant à l’occasion de la Journée mondiale du sida le Programme national VIH et autre infections sexuellement transmissibles 2011-2017 (PNVI), le ministre de la santé a rappelé qu’il "reste beaucoup à faire" en matière de lutte contre le sida. "C’est une tâche durable et nécessaire", a affirmé Didier Burkhalter.

La nouvelle stratégie, approuvée la semaine dernière par le Conseil fédéral, innove sur plusieurs points, le plus important étant l’intégration des IST. Le nombre de nouvelles infections est en hausse et certains agents pathogènes sont même plus répandus en Suisse qu’en moyenne dans les pays d’Europe occidentale, a justifié Didier Burkhalter.

Les IST constituent en outre un moteur de l’épidémie du VIH dans la mesure où elles augmentent l’infectiosité des personnes séropositives. De plus, si elles ne sont pas traitées, elles peuvent être sources de maladies chroniques, de cancer, d’infertilité ou d’infirmités congénitales.

Le PNVI entend ensuite davantage cibler la prévention sur des groupes-cibles particulièrement concernés par le VIH et les IST. Il s’agit des homosexuels, chez lesquels la part de séropositifs est de plus de 5%, des migrants issus de pays particulièrement touchés par l’épidémie, des consommateurs de drogue par injection, des personnes incarcérées et des travailleurs et travailleuses du sexe.

Source : ATS


Stratégie OFSP : PNVI 2011-2017

Le Programme national VIH et autres infections sexuellement transmissibles 2011–2017 (PNVI) succède à 25 années de travail de prévention mené avec succès qu’il poursuit en se fondant sur les récentes connaissances. Pour la première fois, il intègre d’autres infections sexuellement transmissibles (IST) en plus du VIH. Il a pour objectif principal de réduire significativement le nombre de nouveaux cas de VIH et d’autres IST, et d’éviter des séquelles néfastes pour la santé. Dans les années à venir, il s’agit d’opérer un changement de culture : en cas de diagnostic positif, il devrait aller de soi d’informer spontanément ses partenaires. Diverses rencontres ont permis aux acteurs concernés de discuter et d’élaborer la base de la stratégie au sein de groupes de travail. En outre, plusieurs consultations ont eu lieu. Grâce à ce processus solidement étayé, le PNVI bénéficie du soutien des milieux intéressés et des spécialistes.

Pour la première fois, un modèle à trois axes d’intervention a été utilisé pour structurer et réaliser les objectifs ainsi que les mesures envisagés. L’axe d’intervention 1 constitue la base du travail de prévention et cible la population dans son ensemble. L’axe d’intervention 2 s’adresse aux personnes qui adoptent un comportement à risque dans un environnement à forte prévalence. L’axe d’intervention 3 est destiné aux personnes infectées par le VIH ou par une IST et à leurs partenaires. Le modèle des axes repose par conséquent sur une approche cumulative : une personne appartenant aux groupes cible des axes 2 ou 3 bénéficiera également des mesures développées dans l’axe d’intervention 1.

La stratégie met l’accent sur les groupes particulièrement menacés ainsi que sur les personnes déjà infectées et leurs partenaires. Par rapport à la population dans son ensemble, les personnes issues des groupes particulièrement menacés (axe d’intervention 2) encourent un risque 30 à 100 fois supérieur d’être infectées par le VIH ; pour les partenaires de personnes infectées (axe d’intervention 3), ce risque est 300 fois supérieur.

Source : OFSP - Section Sida.



Communiqué de presse : Le conseiller fédéral Didier Burkhalter présente le nouveau programme VIH lors de la Journée mondiale du sida.

A l’occasion de la Journée mondiale du sida 2010, le conseiller fédéral Didier Burkhalter a présenté le Programme national VIH et autres infections sexuellement transmissibles 2011-2017 (PNVI) que le Conseil fédéral a approuvé le 24 novembre 2010. Les travaux réalisés jusqu’ici se poursuivent en se fondant sur les récentes connaissances : pour la première fois, le programme intègre en plus du VIH d’autres infections sexuellement transmissibles (IST). Le PNVI met l’accent sur les groupes particulièrement menacés ainsi que sur les personnes déjà infectées et leurs partenaires. Dans les années à venir, il s’agit également d’opérer un changement de culture : en cas de diagnostic positif, il devrait aller de soi d’informer volontairement ses partenaires. L’objectif principal est de faire baisser le nombre de nouvelles infections par le VIH et d’autres IST et d’éviter des séquelles.

L’intégration des infections sexuellement transmissibles (IST) dans la stratégie tient à deux raisons principales. D’abord, le nombre de nouvelles infections est en hausse, certains agents pathogènes étant même plus répandus en Suisse qu’en moyenne dans les pays d’Europe occidentale. Ensuite, les IST jouent un rôle moteur dans la propagation du VIH : quiconque est atteint d’une autre IST contractera plus rapidement le VIH, tandis que les personnes séropositives ayant en plus une IST sont davantage contagieuses. Par ailleurs, plusieurs pays européens ont déjà mis au point une stratégie de lutte portant à la fois sur le VIH et les autres IST.

L’intégration des IST a conduit à compléter les règles du safer sex par une troisième règle : consultation du médecin en cas de démangeaison, d’écoulement ou de douleur dans la région génitale.

Les règles déjà connues du safer sex restent valables : pénétration toujours avec un préservatif (ou Femidom) ; pas de sperme, pas de sang menstruel dans la bouche, ne pas en avaler.

La mise en oeuvre de la présente stratégie coûtera neuf millions de francs par an à la Confédération, soit autant que le programme antérieur. Ces moyens financiers sont alloués en premier lieu pour des offres de prévention destinées à des groupes-cibles particulièrement concernés par le VIH et les IST. L’accent sera mis sur les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes (HSH), sur les migrants de pays où l’épidémie touche l’ensemble de la population (plus de 1% de personnes concernées), sur les consommateurs de drogue par injection (IDU), sur les professionnels du sexe et sur les personnes incarcérées. Cette concentration des mesures tient compte de la recommandation d’experts internationaux, qui préconisent d’intensifier les efforts là où le VIH et les autres IST sont (particulièrement) fréquents. Un autre groupe-cible important comprend les personnes atteintes du VIH ou d’une autre IST ainsi que leurs partenaires sexuels.

Les personnes infectées seront encouragées à informer leurs partenaires fixes ainsi que leurs partenaires sexuels du résultat positif d’un test VIH/IST. Elles bénéficieront à cet effet du soutien du corps médical et des services de consultation. De nouveaux concepts et les possibilités offertes par les techno-logies de communication modernes seront testés dans ce but d’information. Il s’agit d’opérer un changement de culture, pour qu’il aille de soi d’aviser spontanément ses partenaires.

Près de 20 000 personnes séropositives vivent en Suisse et, chaque année, entre 600 et 800 tests de dépistage se révèlent positifs. Les personnes infectées ont accès à des médicaments antirétroviraux (ART) efficaces, mais ceux-ci peuvent avoir des effets secondaires, doivent être pris de manière systématique à vie et sont très coûteux. En effectuant une estimation avec, pour base, une espérance de vie moyenne de 40 ans ainsi que des coûts annuels s’élevant à 25 000 francs, on obtient des frais de traitement d’env. 1 million de francs au cours d’une existence. Selon certaines estimations, les dépenses annuelles de l’assurance obligatoire des soins pour les traitements antirétroviraux (TAR) se sont montées en 2008 à plus de 200 millions de francs (env. 8000 patients à 25 000 francs chacun). Or malgré les traitements disponibles, jusqu’à 200 personnes contractent le sida par an, et 30 à 50 personnes en meurent. Enfin, un vaccin contre le VIH ne verra pas le jour dans un proche avenir. Les chiffres des IST augmentent : la propagation de certains agents pathogènes est plus importante en Suisse que dans la moyenne des pays d’Europe occidentale. Par ailleurs, les IST ont fréquemment une évolution asymptomatique, ce qui complique leur détection. Or l’absence de traitement peut avoir des conséquences graves : maladies chroniques, cancer, infertilité, complications de grossesse ainsi que dommages causés au foetus ou infirmités congénitales. Autrement dit, les IST peuvent causer de grandes souffrances et constituent une sérieuse menace pour la santé publique – nombre de ces agents pathogènes se transmettant assez facilement.

Diverses rencontres ont permis aux acteurs impliqués au niveau de la prévention du VIH et des IST de discuter et d’élaborer la base de la stratégie au sein de groupes de travail. En outre, plusieurs consultations ont été menées : grâce à ce processus solidement étayé, le PNVI bénéficie du soutien des milieux concernés et des spécialistes.

A l’occasion de la Journée mondiale du sida, l’artiste Johannes Gees projettera dès 17 heures des messages de prévention du VIH et des IST d’une hauteur de 15 mètres sur les façades de certains bâtiments entourant la Place fédérale.