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Suisse : un accès à la santé pour tous...enfin ?
par  la rédaction, le mercredi 25 août 2010, vu 155 fois
Tags : - Santé - Législation

Accès à l’assurance de base pour les RAD et NEM à partir de janvier 2011.

Le chef du Département Fédéral de l’Intérieur (DFI), Didier Burkhalter, ainsi que sa collègue en charge du Département Fédéral de Justice et Police (DFJP), Eveline Widmer-Schlumpf, auraient trouvé un accord de principe, relatif à l’affiliation à l’assurance obligatoire des soins de tous les requérants d’asiles déboutés (RAD) ou frappés de non entrée en matière (NEM). Celui-ci devrait entrer en vigueur en janvier 2011 et garantir un accès à notre système de santé à plusieurs milliers d’hommes, de femmes et d’enfants, vivant actuellement sur notre territoire national sans autorisation de séjour et le plus souvent dans la clandestinité. Ces personnes devraient bientôt être considérées comme des affiliés normaux, auxquels les cantons auront l’obligation légale de payer rétroactivement les primes d’assurance en cas d’hospitalisation ou pour traitement médical en Suisse.

De nos jours, trop nombreux sont les RAD et NEM exclus de l’assurance maladie de base par les cantons et livrés à eux-mêmes pour tout ce qui a trait à leur santé. Une situation qui n’a eu de cesse de s’aggraver depuis le durcissement de la politique helvétique en matière d’asile, amorcé en janvier 2008, et qui inquiète au plus haut point les organisations non gouvernementales actives dans les domaines de la promotion des droits de l’homme, du soutien aux migrants ou encore de la santé. Récemment, c’est un collectif d’associations romandes œuvrant dans les domaines de la prévention VIH/sida et du soutien aux personnes infectées ou affectés par le virus, qui se fédérait pour exiger des autorités qu’elles se penchent sur cette question, devenue urgente. Une manière, pour ces professionnels de l’action sociale, de rappeler qu’une personne séropositive totalement démunie, poussée à la clandestinité, sans droits et sans suivi médical, est en danger de mort. Une façon de souligner, également, le fait qu’une personne séropositive qui n’a pas accès au système de santé, n’a aucun moyen de se faire dépister et ne peut bénéficier d’aucun traitement antirétroviral, susceptible de faire baisser sa charge virale à une niveau indétectable ; ce qui pose des problèmes évidents en termes de santé publique.

Source : ats/cht via Fil Rouge / Groupe Sida Genève