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Santé - Bien-être
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To bi or not to bi
par  la rédaction, le lundi 31 janvier 2011, vu 648 fois

Julien a 35 ans et vit à Genève. Il y a 5 ans, il parvient à mettre un mot sur le malaise qu’il ressent depuis toujours : il est bisexuel. Il peut aimer une femme, il peut aimer un homme.

"Le monde hétéro, le schéma imposé, ne me convient pas. L’homosexualité non plus. Donc je suis bi. Par défaut." explique-t-il, assis dans le salon de son amie, une femme avec laquelle il vit une relation stable depuis 6 mois.

La bisexualité est à la mode. Régulièrement des stars dévoilent leur penchant pour les deux sexes. C’est sexy, émoustillant, glamour. Ca plaît.

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Mais la réalité est-elle aussi rose ? Comment vit-on une sexualité qui ne choisit pas ? Malgré son amour pour une femme, Julien continue à fréquenter les bars gays, à côtoyer des hommes. Sans y toucher car il reste fidèle. "Elle m’a pris cash. Elle voulait que je sois vrai. Évidemment elle ne peut pas tout assouvir. Mais elle a un côté mec que j’aime beaucoup. Je pense qu’elle est bi mais ne le sait pas. Et pour les bisexuels, le plus beau couple c’est deux bis ensemble".

Qui sont les bis ? Qui n’a jamais été séduit par la beauté de quelqu’un de son sexe ? Dans les années 50, l’Américain Alfred Kinsey établissait une échelle démontrant que tout être humain porte en lui une composante hétérosexuelle et homosexuelle. A des degrés divers. Sommes-nous tous des bisexuels ?

  • Invitées :

Denise Medico, psychologue et sexologue spécialisée dans les questions d’identité sexuelle et de genre.

Chantal Metthez, sexologue et fondatrice du groupe de parole Bi de l’Espace 360 à Genève.

Source  : Zone France - RSR