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Un an d’abstinence
pour donner son sang
par  la rédaction, le dimanche 5 septembre 2010, vu 725 fois
Tags : - Suisse - Discrimination

Les gays ne seront plus bannis « à vie » du don du sang, promet la Croix-Rouge suisse. De nouveaux critères devraient être mis en place avant la fin 2010.

Depuis le début de la pandémie de sida, il y a bientôt 30 ans, les personnes « exposées à des rapports sexuels entre hommes depuis 1977 » ne peuvent pas donner leur sang en Suisse. Une situation qui empêche, de fait, tous les gays et bisexuels du pays de faire ce geste. Toutefois, le refus de donneurs homosexuels est l’objet d’une remise en cause dans plusieurs pays d’Europe, dont l’Italie, le Portugal et, plus récemment, la Suède.

La Suisse leur emboîtera le pas « avant la fin de cette année », promet le service de transfusion sanguine de la Croix-Rouge suisse (CRS). Dans la « Zentralschweiz am Sonntag » d’aujourd’hui, son directeur Rudolf Schwabe indique que les établissements européens de transfusion sanguine ont planché sur la question cet été. En ce qui concerne le CRS, l’interdiction « à vie » des homosexuels devrait être remplacée par une règle imposant que le donneur n’ait plus eu de rapports homosexuels « depuis un certain temps ». Cette période pourrait être de 12 mois, comme c’est le cas en Suède depuis le 1er mars dernier.

Des homosexuels acceptés à condition... qu’ils soient abstinents : cette nouvelle règle qui exonère la CRS de toute accusation de discrimination ne satisfait qu’« en partie » l’organisation suisse des gays Pink Cross. Dans une réaction recueillie par le journal dominical lucernois, elle y voit toutefois un premier pas vers une égalité de traitement des donneurs homos et hétéros.

Par ailleurs, le Parti démocrate-chrétien a récemment réclamé l’abandon de ce critère jugé « dépassé par rapport à la réalité actuelle, et discriminatoire envers les homosexuels... même quand ils se comportent comme des hétérosexuels (sic !). »

Source : 360°


Porte entrouverte aux dons de sang gays

Les homosexuels pourraient bientôt être autorisés à donner du sang en Suisse.

A condition toutefois d’avoir respecté un certain laps de temps d’abstinence. Un assouplissement de l’interdiction et de nouveaux critères devraient être édictés d’ici la fin de l’année, a expliqué Rudolf Schwabe, directeur du Service de transfusion sanguine de la Croix-Rouge Suisse (CRS), dans un entretien à la « Zentralschweiz am Sonntag ».

D’intenses discussions sont en cours au niveau européen en vue d’un assouplissement et la Suisse entend bien collaborer. « Nous ne voulons pas de solution séparée », a déclaré Rudolf Schwabe.

La CRS compte notamment sur le soutien du PDC, qui admet que la situation actuelle est discriminatoire. La réglementation interdisant aux gays de donner leur sang remonte à un paquet de mesures vieux d’une dizaine d’années visant à lutter contre le sida.

La Suisse pourrait remplacer l’interdiction par une condition exigeant que le donneur n’ait plus eu de rapports homosexuels depuis un certains temps. C’est là une hypothèse de travail. Le modèle suédois, qui vient d’être instauré ce printemps, par exemple, fixe une période de 12 mois.

L’organisation suisse des gays Pink Cross voit d’un bon oeil ces velléités d’assouplissement. « C’est une bonne chose », a déclaré à l’AP le secrétaire romand Jean-Paul Guisan. Il s’agit d’un pas vers l’égalité de traitement entre hétéro et homosexuels.

Mais il y a encore du chemin à faire, selon Pink Cross . Exclure du don de sang au seul motif que la personne a déclaré des rapports homosexuels n’est pas cohérent avec les règles visant à réduire les risques de contamination.

Source : AP via 20minutes.


Le sang des gays accepté pour les transfusions ?

Les homosexuels pourraient bientôt être autorisés à donner leur sang en Suisse. A condition toutefois d’avoir respecté un certain laps de temps d’abstinence. Pink Cross veut davantage.

Davantage touchés par le virus du sida, les homosexuels sont, en Suisse, actuellement bannis du don de sang, au même titre que les toxicomanes. But de ces restrictions : réduire au maximum, par précaution, les risques de contamination par transfusion du sida ou de l’hépatite. Mais le directeur du Service de transfusion sanguine de la Croix-Rouge Suisse (CRS), Rudolf Schwabe, a évoqué hier un assouplissement de cette interdiction. De nouveaux critères devraient être édictés d’ici à la fin de l’année, a-t-il ainsi expliqué dans un entretien à la Zentralschweiz am Sonntag.

Au niveau européen, d’intenses discussions sont en cours en vue d’un assouplissement et la Suisse entend bien collaborer, a-t-il dit. « Nous ne voulons pas de solution séparée », a déclaré Rudolf Schwabe, alors que la Suède ou le Portugal, entre autres, autorisent déjà les homosexuels à donner leur sang. La CRS compte notamment sur le soutien du PDC, qui admet que la situation actuelle est discriminatoire. La réglementation interdisant aux gays de donner leur sang remonte à une dizaine d’années, lorsqu’un paquet de mesures visait à lutter plus efficacement contre la contamination par le sida.

  • L’exemple de la Suède

Concrètement, la Suisse pourrait remplacer l’interdiction par une condition exigeant que le donneur n’ait plus eu de rapports homosexuels depuis un certain temps. C’est là une hypothèse de travail. Le modèle suédois, qui vient d’être instauré ce printemps, fixe par exemple une période de douze mois.

L’organisation suisse des gays Pink Cross voit d’un bon œil ces velléités d’assouplissement. « C’est une bonne chose », comme l’a expliqué son secrétaire romand, Jean-Paul Guisan. Pour Pink Cross, il s’agit d’un pas vers l’égalité de traitement entre hétéros et homosexuels. Mais il y a encore du chemin à faire, poursuit Jean-Paul Guisan. Exclure une personne du don de sang au seul motif qu’elle a déclaré des rapports homosexuels n’est pas cohérent avec les règles visant à réduire les risques de contamination .

Source : 24heures