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Sida : l’ONU crée une commission pour lutter contre les (...) Aspirine et VIH
VIH et travail :
les idées de la Suisse
par  la rédaction, le mercredi 28 juillet 2010, vu 63 fois

Un projet pilote pour informer les acteurs de la chaîne du travail et faciliter l’insertion professionnelle des malades chroniques a été présenté par l’Aide Suisse contre le Sida et les membres de la Conférence nationale suisse des ligues de santé, à Vienne.

Le principe ? Faire connaître les prestations et les aides à l’insertion professionnelle aux offices de l’assurance invalidité, aux employeurs et aux travailleurs sociaux, tout en conseillant les personnes atteintes permettrait de lutter contre la discrimination et le harcèlement sur le lieu de travail (plus d’informations sur GELIKO).

Soutenir les efforts des personnes qui travaillent et sensibiliser les employeurs : pour l’association suisse, introduire un règlement sur le VIH/sida en milieu professionnel permettrait également de mener à bien ces objectifs. Seule condition : la contribution des personnes séropositives au sein de leur entreprise serait indispensable pour qu’un tel règlement soit mis en oeuvre... les patrons signalant très rarement les difficultés vécus par leurs salariés séropositifs (modèle de règlement à télécharger sur www.workpositive.ch).

Source : Séronet .


Projet pilote suisse :
insertion professionnelle des malades chroniques

Ce lundi, l’Aide Suisse contre le Sida a présenté, conjointement avec d’autres membres de la Conférence nationale suisse des ligues de la santé (GELIKO), un projet pilote d’insertion professionnelle des malades chroniques. En effet, un grand nombre d’entre eux sont touchés par le chômage de longue durée ou par l’invalidité en cas de perte de leur emploi.

70% des séropositifs travaillent

C’est un fait établi qu’en Suisse, près de 70% des séropositifs exercent une activité lucrative. Bien qu’ils soient, en règle générale, tout à fait aptes au travail, 25% perdent leur emploi suite à des discriminations, à du harcèlement ou à d’abstruses craintes de contamination de la part de l’employeur.

L’objectif du projet de la Conférence nationale suisse des ligues de la santé est de soutenir les personnes dans leurs efforts pour s’insérer professionnellement. Il faut sensibiliser les employeurs aux problèmes multiples des malades chroniques et aux possibilités de leur venir en aide.

Des services ont donc été mis sur pied dans trois régions pilotes (Bâle, Berne et Suisse orientale) afin de faire connaître les prestations et aides à l’insertion professionnelle aux offices AI et aux employeurs ainsi que de conseiller les personnes atteintes et les travailleurs sociaux.

Les premiers résultats seront évalués en été 2011 et c’est alors que l’on décidera de la suite des démarches.

Plus d’informations sur le site de GELIKO

Nécessité d’un règlement sur le VIH/sida en milieu professionnel :
les séropositifs sont discriminés sur leur lieu de travail

Les séropositifs subissent des discriminations à bien des égards, en particulier sur le lieu de travail. S’ils assument ouvertement leur infection à VIH, ils courent le risque de ne pas avoir de promotion ou d’être fuis par leurs collègues de travail. Ils risquent également de ne pas obtenir un poste s’ils dévoilent leur statut sérologique au cours d’un entretien d’embauche. Pour toutes ces raisons, les entreprises et organisations ont besoin de directives qui les sensibilisent à la vie professionnelle au quotidien avec des personnes séropositives.

Mise en œuvre du règlement :
un défi dans la pratique

Un atelier était précisément consacré à ce sujet ce lundi dans le cadre de la conférence. Comment introduire au mieux un règlement en milieu professionnel et surtout comment le mettre en œuvre ? Les participants étaient unanimes : l’introduction à elle seule ne suffit pas. Le règlement doit être ancré dans l’entreprise et vécu concrètement.

Il y a pour cela différentes possibilités. Idéalement, la nécessité d’un tel règlement doit être non seulement suggérée à l’entreprise de l’extérieur, mais également encouragée et soutenue par des collaborateurs séropositifs à l’intérieur même de l’organisation. En effet, l’argument principal des employeurs prétendant qu’ils n’ont pas de problème avec le VIH sur le lieu de travail ne fait pas mouche si des collaborateurs eux-mêmes affirment le contraire.

L’Aide Suisse contre le Sida aide les employeurs à introduire chez eux un règlement sur le VIH/sida et elle a mis au point un modèle à cet effet. Celui-ci peut être téléchargé sur www.workpositive.ch.

La discrimination de travailleurs séropositifs coûte des millions

Lancement d’une recommandation internationale sur le VIH et le monde du travail

L’Organisation internationale du travail (OIT) utilise le tremplin de la Conférence sur le sida à Vienne pour lancer la phase opérationnelle d’une recommandation qui vient d’être adoptée sur le VIH et le monde du travail. Le milieu professionnel occupe une place prépondérante dans la lutte contre l’épidémie de VIH. C’est au travail en effet que l’on passe la plus grande partie de son temps. Ce temps doit être mis à profit pour la prévention du VIH et la sensibilisation. La recommandation de l’OIT demande aux employeurs de créer des conditions-cadre adéquates pour les personnes séropositives dans le monde du travail et de prévenir les discriminations. La démarche est finalement dans leur intérêt : elle permet d’économiser des coûts et évite que des personnes en âge d’exercer une activité lucrative soient écartées du monde du travail.

En tant que membre de l’ONU, la Suisse a, elle aussi, l’obligation de mettre en œuvre cette recommandation dès aujourd’hui. En effet, des personnes séropositives souffrent de discrimination en Suisse aussi.

Chaque année, l’Aide Suisse contre le Sida déclare 70 à 80 cas de discrimination à la Commission fédérale pour les problèmes liés au sida (CFS). Une grande partie des discriminations déclarées ont lieu en milieu professionnel. Et ce n’est là que la partie visible de l’iceberg. Voilà pourquoi l’Aide Suisse contre le Sida a lancé son programme VIH et activité lucrative en 2003 déjà et elle se voit maintenant confortée dans son travail par la recommandation de l’OIT. Infos concernant le programme : www.workpositive.ch.

Dans une prochaine étape, l’Aide Suisse contre le Sida va prendre contact avec des représentants de gouvernements, avec des syndicats et des employeurs pour aborder la question de cette recommandation et leur rappeler leurs responsabilités. Plus de renseignements sur www.ilo.org.

Source : ASS.