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Les biotechnologies contre le VIH, une nouvelle piste. Vaccin contre le sida : un virologue américain optimiste
VIH : un pas de plus vers le vaccin
par  la rédaction, le samedi 10 juillet 2010, vu 109 fois
Tags : - VIH - Prévention

Des chercheurs ont découvert deux anticorps capables de bloquer, en laboratoire, la plupart des souches connues du VIH. Cette découverte publiée aujourd’hui, le 9 juillet, par la revue Science est une véritable bonne nouvelle.

De quoi s’agit-il ?

Deux équipes de Havard ont « trouvé » ou mis en évidence l’action de deux antigènes. Un antigène (le plus souvent, une protéine ou un peptide) est une subtance étrangère au corps humain qui peut provoquer la formation d’anticorps. Cela peut être un microbe, une toxine, un composé chimique. Baptisés VRCO1 et VRCO2, ces deux antigènes paraissent prometteurs parce qu’ils empêchent l’infection de cellules humaines par plus de 90% des variétés de VIH en circulation. Ces deux anticorps sont produits naturellement par l’organisme. Les chercheurs, des virologues, les ont trouvé dans le sang d’un séropositif.

Qu’ont-ils fait ?

Les chercheurs ont pu isoler ces antigènes avec un nouvel outil moléculaire, une des protéines formant le VIH. Ils l’ont modifiée pour qu’elle se fixe sur des cellules spécifiques capables de produire des anticorps neutralisant le VIH. Cette protéine a été en quelque sorte « programmée » pour réagir exclusivement aux anticorps spécifiques, à l’endroit même où le virus s’attache aux cellules de l’organisme humain qu’il infecte.

À quoi ça va servir ?

Le mécanisme biologique par lequel ces anticorps bloquent le virus a été découvert par les chercheurs. Il s’agit de travaux en laboratoires. L’une des applications de cette découverte pourrait être un vaccin. Il est impossible de donner une date quant au démarrage d’un essai sur l’homme. Mais l’équipe dit avoir déjà commencé à travailler sur les composants d’un vaccin.

Qu’en dit la communauté scientifique ?

Le docteur Anthony Fauci, directeur de l’Institut national américain des allergies et des maladies infectieuses (NIAID) est optimiste : « Ces avancées exaltantes vont accélérer nos efforts pour découvrir un vaccin capable de protéger de façon étendue contre le virus du sida ». Il met en évidence la technique utilisée par les équipes de recherche. Selon lui, cette avancée pourrait être utile à d’autres maladies infectieuses. C’est assurément une bonne claque aux pessimistes qui jugent inutile ou trop onéreuse la recherche d’un vaccin contre le virus du sida.

Source : Têtu


Sida : découverte de deux anticorps bloquant plus de 90% des souches de VIH

Des chercheurs américains ont découvert deux puissants anticorps qui neutralisent plus de 90% des souches connues du virus de l’immunodéficience humaine (VIH) responsable du sida, selon leurs travaux publiés jeudi.

Ces antigènes appelés VRCO1 et VRCO2 ont empêché, en laboratoire, l’infection de cellules humaines par la plupart des variétés de VIH en circulation dans le monde.

Les auteurs de ces travaux, parus dans la revue américaine Science datée du 9 juillet, ont également démonté le mécanisme biologique par lequel ces anticorps bloquent le virus.

"La découverte de ces anticorps aux pouvoirs étendus de neutralisation du VIH et l’analyse qui explique comment ils opèrent représentent des avancées exaltantes qui vont accélérer nos efforts pour découvrir un vaccin capable de protéger de façon étendue contre le virus responsable du sida", se félicite le Dr Anthony Fauci, directeur de l’Institut national américain des allergies et des maladies infectieuses (NIAID).

"De plus, la technique à laquelle l’équipe de recherche a recouru pour trouver ces anticorps représente une nouvelle approche qui pourrait être appliquée à la conception et au développement d’un vaccin contre de nombreuses autres maladies infectieuses", ajoute-t-il dans un communiqué.

Ces virologues ont découvert ces deux anticorps produits naturellement par l’organisme dans le sang d’un séropositif.

Ils ont pu isoler ces antigènes avec un nouveau véhicule moléculaire, en fait une des protéines formant le VIH que les chercheurs ont modifiée, qui se fixe sur des cellules spécifiques. Celles-ci produisant des anticorps neutralisant le VIH.

Cette protéine a été programmée pour qu’elle réagisse exclusivement aux anticorps spécifiques à l’endroit où le virus s’attache aux cellules de l’organisme humain qu’il infecte.

Source : E-llico