Accueil du site > Infos > Suisse > Société > Zurich : La CSD lasse-t-elle (...)
Société
Zurich : La CSD lasse-t-elle ? Pride romande 2003 : Flamboyante Delémont
Zurich :
La CSD lasse-t-elle ?
par  Frédéric Gloor, le jeudi 3 juillet 2003, vu 473 fois
Tags : - Zurich - GayPride

C’est dans une quasi indifférence que la CSD (Christopher Street Day) a traversé les rues de Zurich samedi dernier avant de rejoindre son village installé comme à son habitude dans la cour d’une ancienne caserne.

Un cortège peu dynamique a traversé la ville, empruntant pour la première fois la célèbre « Bahnhofstrasse » où un petit millier de Zurichois a pu jeter un regard blasé sur les quelques cinq mille participants. « Les gens ne viennent plus voir la parade depuis qu’ils savent que nous ne sommes pas nus » ironise Moel Volken, secrétaire général de Pink Cross. La parade « lesbischwule » de l’année n’était composée que de quelques petits chars et manquait cruellement de rythme et de motivation.

La manifestation s’est poursuivie dans le village installé comme chaque année dans l’enceinte d’une caserne désaffectée. Ce n’est qu’en fin de journée que l’ambiance a enfin été relevée, grâce à la trentaine de stands, bars, snacks qui attendait la foule. Informations associatives et festives, exposition « DerBus », une grande scène avec musique dansante et une magnifique pelouse récréative.

Le CSD-Awards a été remis aux organisateurs de l’exposition « Lesbiennes et Gays d’hier et aujourd’hui » présentée à plus de dix mille visiteurs à l’Hôtel de ville de Zurich. Cette exposition retraçait l’histoire des premiers Suisses qui ont osés écrire et vivre leur homosexualité du XIXe siècle à nos jours.

Si on considère que la moitié des homos de Suisse vivent à Zurich, que tous les week-ends sont ponctués d’événements à destination des gays, une manifestation telle que la CSD a-t-elle encore sa raison d’être dans la métropole ? Une discussion aura lieu mercredi prochain entre le comité organisateur et les responsables des associations nationales, à savoir comment organiser l’édition 2004 de la Christopher Street Day. L’édition 2003 a montré que les gays eux-mêmes étaient moins motivés à se rendre à l’événement et que le retentissement politique était proche de zéro dans un contexte où les droits des « lesbischwulen » sont acquis et où le premier contrat de partenariat sera signé le 1er juillet. (ils seront 12 couples). Pour Moel Volken de Pink Cross, le modèle romand de la Pride itinérante serait une excellente solution pour la Suisse alémanique.


Le récit en images :
la CSD - Christopher Street Day zurichoise
de samedi 28 juin 2003.

Pink Cross ouvre le cortège

Ville et campagne, tel était le thème de la manifestation

Le groupe des gays sportifs ne fatiguent jamais !

Mister gay, André Scherrer, officiait depuis sa limousine

Le char du club le Labyrinth

Engorgement du cortège
avant d’aboutir sur la Bahnhofstrasse

Les priders surpris en flagrant délit de shopping pendant le cortège

François Baur, président de Pink Cross, en habits de circonstance

Le village gay installé dans la cour de l’ancienne caserne

L’exposition „DerBus“ propose de regarder par le trou de serrure

Alex Inderkumm, fondateur de la première association gaye de Suisse centrale,
ne gagnera pas le CSD-Awards

Les organisateurs de l’exposition « Unvershämt »
reçoivent le CSD Awards 2003